Voir Mémoires de M. de Parroy
.*>. Bonnardct, les Julliacien^au siège de Lyon.
HO l'insurrection de LYON EN 1793
quelque bien, une maison d'apparence fort simple et un grand verger. Les voisins très étonnés de voir rechercher Tancien officier qu'ils affectionnaient et craignant que ce fût pour l'arrêter, indiquèrent, sur Tassurance contraire donnée par les délégués, mais après bien des hésitations, que le colonel, devait habiter son château de Précy, dans la commune d'Ânzy. Les habitants de ce riche pays semblèrent aux délégués assez indifférents aux événements politiques et beaucoup plus préoccupés des menaces de la grêle pour leurs vignes que des calamités qui menaçaient Lyon. D'ailleurs ils n'avaient pas vu M. de Précy depuis longtemps, on savait qu'il n'avait pas émigré, car ses biens avaient été respectés. A Anzy « cidevant le Duc », les renseignements seraient plus complets. Encore deux lieues, moitié par Tex-route royale, moitié par de détestables chemins de traverse et la chaise de poste s'arrête devant la maison commune d'Anzy. Un vieux maître d'école, aux allures de chantre de lutrin, plein de déférence pour les citoyens délégués de la grande ville, s'offre de les conduire au logis qu'ils cherchent avec persévérance.
Après une derai-lieue cette longue étape était terminée. Les délégués s'arrêtèrent devant une grande maison, à la toiture de tuiles noircies par le temps, sans tourelles, sans pavillons^ d'aspect morne et triste, située sur un plateau qui domine la rivière l'Arconce, à l'ouest avec rhorizon borné au nord-est et à l'est par la forêt de Bessenet. Ce modeste manoir était entouré d'un jardin aux allées droites à la française, bordées de buis^. Près d'une charmille se tenait un homme simplement vêtu ; la bêche à la main*^, il vint au devant des visiteurs, sans hâte comme sans inquiétude. C'était Louis-François l^errin de Précv.
1. CoinniunicJilii)nsd(' M l'abbé Au^'agneiir, curé (l'Anzy(lt' 10 avril 1005).