Anhlres nationales^ F', 4i
la gêne ne tarissait ni Thospitalité ni la charité. Au retour du service et aux approches de la vieillesse, les gentilshommes, peu fortunés comme Tancien lieutenant-colonel des chasseurs des Vosges, vivaient au milieu des populations rurales qui, tout en les jalousant, les estimaient. Ils furent, dans les insurrections populaires de l'Ouest et du Midi, les derniers défenseurs de la Religion et de la Monarchie, alors que les grands seigneurs, qui avaient inconsciemment contribué à la Révolution par leur goût effréné du luxe et du plaisir, leur insouciance de l'avenir et eur sot engouement pour les « nouveautés » philosophiques restaient h l'étranger.
Telles étaient probablement les réflexions du nouveau commandant de l'armée départementale de Rhône-et- Loire, dans la chaise de poste, sur la roule de Lyon, en compagnie des trois membres de la Société populaire, républicaine et de salut public, pacifiques bourgeois qui se réjouissaient du succès de leur mission, sans prévoir les effroyables événements que cette même mission allait précipiter.