‹ Contre la terreurChapitre 91 sur 400 · Même source · texte numérisé non relu

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3. Cl. — Joachim Puy, ExpêdHion des L;/ounais daus le Forez, Saint- Etienne, Théolier, 1880. Avec préfaces et notes par MM. (^haleyer. Vericel et Devet, p. IG. Cf. aussi Hedde, lievue du Lt/onnais, t. XV.

l'occupation du forez li?>

de la garde nationale et les conduisit luinuiôme à la caserne. L'ordre fut rétabli sans effusion de sang, mais avec beaucoup de peine *.

Accablé d'outrages sur la voie publique, M. Praire-Royet manifesta Tintention de résigner ses fonctions. Ses collègues de la municipalité lui demandèrent avec instance de restera son poste*, ce qu'il fit par dévouement à Tordre public. Rousseau, se rendant compte qu'une nouvelle émeute était immineute, envoya un exprès à Lyon pour informer de la situation la commission départementale.

Cet exprès lit suffisamment diligence pour arriver le lendemain, au cours de la séance de la Commission qui décida, sur l'initiative du prt^sident Gilibert'', qu'un bataillon de garde nationale et quatre pièces d'artillerie seraient dirigés d'urgence sur Saint-Etienne « pour donner protection et sûreté aux autorités de cette ville^ ». En outre la Commission mettait (( sous la sauvegarde du peuple de Rhône-et-Loire le citoyen Lesterps-Beauvais, représentant du peuple, en commission on cette ville''».

Le membre de la Convention dont il est ici question appartenait au parti girondin; il avait été remplacé dans sa mission de surveillance à la manufacture par Noël Pointe, son collègue à la Convention, jacobin forcené dont nous avons rappelé l'arrestation et la mise en liberté, après quelques jours de détention.

Le commandanf^ général provisoire, Madinior, fit battre la générale dans les rues de Lyon ; entre deux roulements de tambours on annonça que la municipalité de Saint-Etienne demandait des volontaires pour faire respecter ses réquisitions.

En moins d'une heure deux mille hommes se présen-

i. C-J. Puy, p. 16.

2. Archives dudépurtemenl de la Loire : regisire n* 252, f» 60.

3. Le vice-président s'uppelait Morillon ; les secrétaires Raymond Du- Ironay, Loyer, Gras et Petit.

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