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IIG l'insurrection de LYON EN 1793
tèrent à l'Hôtel de Ville, on en garda seulement douze cents * .
Deux adjudants-généraux furent attachés à la colonne* sur la désignation des corps administratifs. L'un, M. Servant, avait le titre de commandant'^ ; encore fort jeune, bien qu'ancien surnuméraire aux gardes du corps, il appartenait à une riche famille delà bourgeoisie lyonnaise, mais était personnellement inconnu de la population.
Le second adjudant-général, portant le titre plutôt administratif que militaire de commissaire de la ville de Lyon, était un ancien capitaine de vaisseau, M. de Nervo'*, dont nous avons déjà parlé. En raison de son grade dans la marine comme de son âge, le commandement de la colonne aurait dû lui revenir alors qu'il se mettait modestement au second rang. Le nom d'un officier supérieur de Tancienne marine, suspect de royalisme, aurait peut-être effrayé les républicains de Lyon et de Saint-Etienne.
Pour les rassurer complètement, la Commission avait chargé les représentants Biroteau et Chasset, d'accompagner les troupes en qualité de commissaires'» du département. Les deux Girondins, avec leurs insignes de représentants du peuple, allaient chevaucher à côté des adjudants-généraux auxquels ils ne devaient apporter que l'appui de leur éloquence déclamatoire.
La colonne fut mise en roule, à cinq heures du soir, sac au dos et avec tout Téquipement réglementaire^ ; les quatre pièces de campagne marchaient avec Tavant-garde sous le commandement personnel de M. Le Blanc, notable industriel et chef de bataillon de la garde nationale. On passa à Sainte-Foy à la tombée de la nuit. En raison de
1. Cl. Joachim Puy, Expédition des Lyonnais dans le Forez^ p. 17.