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118 l'insurrection de LYON EN 1793

détachement lyonnais qui marchait sur Saint-Etienne obéissait à une réquisition régulière et qu'il ne répandrait le sang que s'il y était forcé par une résistance opiniâtre. Une autre protestation arrivait directement de Ri venie- Gier.

Le soussigné, adjoint aux commissaires civils envoyés par la commission départementale de Rhône-et-Loire, déclare que la force armée qui exécute les ordres qu'elle a reçus, veut vivre et mourir pour Tunilé et Tindivisibilité de la République et pour écraser Tanarchie qui dévore la France, j'engage donc les habitants de Saint-Chamond et de Saint-Etienne à chercher à connaître Tesprit qui anime la force armée de Lyon et à se réunir à elles, ne voulant que la paix, le règne des lois, la sûreté des personnes et des propriétés, seuls sentiments qui doivent caractériser le vrai républicain.

A Rive-de-Gier, ce 10 juillet, l'an il de la République.

Servant, Adjudant général.

BiROTBAU,

Député à la Convention nationale de France i.

Le lendemain, Il juillet, sans attendre de réponse, la colonne lyonnaise quitta Rive-de-Gier, au petit jour. Servant lui fit garder la même formation que la veille, jusqu'à moitié chemin de Saint-Chamond. Prévoyant que cette ville serait défendue par les Jacobins, il fractionna sa troupe on deux groupes. Le corps principal, composé de neuf cents hommes avec trois pièces d'artillerie et restant sous son commandement direct, continua à marcher sur la grande route-, précédé d'une forte avantgarde que commandait un jeune homme, fils de l'ancien greffier de la sénéchaussée de Lyon, propriétaire à Rivede-Gier qui connaissait très bien le pays ; il répondait au nom peu républicain de Fleur-de-Lys.

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