Balleydier, l. I, p
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tentait de cette modeste satisfaction et Texcellent homme, qui les présidait et qu'ils avaient eu l'ingratitude de désavouer pendant quelques jours, ajoutait non sans une douce ironie :
« Braves Lyonnais, vous verrez par les deux écrits cidessus quelles sont maintenant les dispositions de nos concitoyens, nous vous attendons à bras ouverts pour fraterniser avec vous.
« Praire-Royet, « Maire ' . »
Sous cette influence de fraternité et en chantant à plein gosier, la colonne franchit allègrement la lieue de pays, qui sépare Tête-Noire de Saint-Etienne. Vers onze heures du matin, les Lyonnais aperçurent à Tentrée de la ville la garde nationale en armes. Le maire, Praire-Royet, accompagné du représentant Lesterps-beauvais, qui avait devancé la colonne, et de deux membres du district'', se présenta aux représentants Biroteau et Chasset, ainsi qu'aux deux adjudants-généraux et les complimenta sur le bon esprit qui animait leur troupe \
Les habitants du faubourg criaient : « Vivent les Lyonnais! Vive la nation! Vive la République! » Après un échange de paroles courtoises, Servant conduisit la colonne sur la place d'armes. Le maire fit retourner ses canons en signe de paix, le commandant du bataillon lyonnais en fit autant. Les canonniers s'embrassèrent et Ton dansa autour de Tarbre de la Liberté'*.
La population de Saint-Etienne, qui était alors d'environ 18.000 habitants, parmi lesquels beaucoup d'ouvriers en fer et en rubans, semblait accueillir les Lyonnais avec
i. Cette pièce inédite est certifiée par MM. Louis Chaleyer, Gaston Véricel et J.-M. Devet, 1rs éditeurs du manuscrit de Puy.