‹ Contribution 240 A l'Etude de quelques complications de la Prostatectomie SuspubienneChapitre 10 sur 24 · Ablation des drains Ones · texte numérisé non relu

Ablation des drains Ones

Nu uin : Urine spontanément en partie par la verge.

Le 15 : Urine exclusivement par la verge.

3 juillet, la fistule hypogastrique s'est rouverte.

4 juillet, passage des béniqués 40, 41, 43 et 44.

Les jours suivants, le malade qui a beaucoup maigri et dont l’état général va en déclinant urine de nouveau en majeure partie par sa fistule hypogastrique qui passe par des alternatives de pseudo-fermeture et de réouverture.

Piqûres d'huile Camphrée : deux par jour ; mais le malade qu'on lève tous les jours quelques heures et qu'on assied dans un fauteuil pour éviter la congestion pulmonaire tombe dans le gâtisme et meurt le 19 iuillet au ne

AUTOPSIE 24 heures après la mort.

De par les règlements en usage et l'heure du convoi nous n'avons eu que le temps d'enlever l'appareil uro-génital de notre sujet : il nous a été impossible de nous livrer à toute autre constatation nécropsique.

Nous constatons, en examinant les-reins, l'existence d’une néphrite chronique polykystique à à gauche, d’une néphrite chronique scléreuse à droite. Sur une coupe, la pyramide inférieure de ce rein droit tranche nettement, par sa. couleur jaunâtre et sa consistance caséeuse sur %e restant du parenchyme rénal. Elle semble en totalité et jusqu'à 1 centimètre et demi de son sommet environ, avoir été frappée de nécrose massive. Nulle part ailleurs nous ne trouvons de dégénérescence semblable. Nous n'avons pas fait jusqu'ici d’examen microscopique qui seul nous permettra de reconnaîitre la nature de cet îlot de nécrose.

La. capsule des deux reins est un peu adhérente, plus adhérente au rein droit qu’au rein gauche, il existe quelques petits kystes sous capsulaires du côté droit.

Urétères gros, scléreux, partout perméables.

Vessie ovoide à parois épaisses, scléreuse.

La vessie et le canal de l’urèthre sont fendus sur leur face antérieure. On constate, après ouverture que la fistule hypogastrique est en voie d'occlusion, que les orifices uretèraux sont normaux, faciles à cathétériser. Le sommet du trigone vésical est caché par une sorte de promontoire dépendant d’une barre transversale formée à.la fois par la paroi vésicale épaissie, déformée et sclérosée et par du tissu prostatique glandulaire sous jacent à la paroi vésicale. Cette barre transversale surmonte immédiatement une fosse centrale postéro-latérale profonde de 2 centimètres 3, bien cicatrisée et qui est creusée en pleine prostate glandulaire. Notre section médiane et antérieure nous montre en effet de chaque côté la coupe d’une volumineuse masse glandulaire de situation prostatique délimitée extérieurement par une capsule conjonctive propre en dehors de laquelle nous trouvons l’aponévrose préprostatique puis de gros vaisseaux veineux qui du plexus de Santorini se rendent aux plexus latéraux de la prostate. Il est impossible de distinguer quelque chose qui puisse ressembler au veru montanum ; le canal de l’urèthre, au-dessous de la fosse prostatique est lisse, cylindrique et ne présente aucun relief appréciable. Vus par leur face postérieure, la vessieet l’urèthre fixe, nous présentent après dissection une configuration et un aspect absolument normaux, si ce n’est que les dimensions de la prostate sont ici très augmentées ; largeur minima 7 centimètres au lieu de 4 ; hauteur 4 centimètres au lieu de 27"/".

Notons que la prostate en fer à cheval enlevée par énucléation totale par la voie hypogastrique mesure 9 cent. de large maxima sur 6 cent. 5 de hauteur (lobes) et 5 cent. 3, (isthme). 2

Obs. IX (Compte-rendu de la 13° session de l’Ass. Française d'Urologie, Paris, octobre 1909, p. 586, 587)

Nicolich (de Trieste) présente une vessie avec son urèthre recueillie 4 mois après une prostatectomie suspubienne pour une hypertrophie sénile chez un homme de 74 ans. La tumeur a été enlevée très facilement en deux lobes. La cicatrisation de la plaie fut complète, mais n'eut lieu qu'au bout de 6 semaines. La malade succomba aux suites d’une pyélonéphrite chronique.

« Dans la pièce que je vous présente, dit Nicolich, on peut très bien voir comme la loge prostatique a disparu et comme l’urèthre prostatique est presque normal, avec conservation du caput galliginis ». Sur la photographie qui accompagne le texte, on distingue en effet très nettement le veru montanum. L'ancienne loge prostatique est séparée de la vessie par un rebord saillant et mousse. L'ancienne loge prostatique présente à peu près le volume d’une petite noix ; l'épaisseur de la paroi de cette loge appréciée sur la surface de section qui fut pratiquée le long de la ligne médiane en avant est de 10 “/" environ.

Obs. X (Vessie et urèthre recueillis 2 ans après prostatectomie suspubienne, avec examen histologique)

J. W. Thomson Walker. 78 congrès annuel de la British medical ass. in Brilish medical journal, T octobre 1905

(Observation résumée). — La cavité dont la prostate a été enlevée a le volume d’une noisette, elle est grossièrement quadrilatère. En haut, elle se continue avec la vessie, au-dessous avec l’urèthre. L'orifice de communication avec la vessie est rétréci par un rebord qui forme partiellement un toît à la partie postérieure de la loge prostatique.

Le bout du petit doigt est admis dans cet orifice. Cette ébauche de diaphragme est d'aspect blanc et dur et possède un bord mince et uni. La partie supérieure du diaphragme forme le trigone vésical. Le reste de la circonférence de cet-

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orifice de communication est uni. Même sur la surface de section qui fut pratiquée suivant la ligne médiane antérieure il n'y à pas trace d'épaississement ou de rétraction au niveau du point de jonction de la vessie avec la cavité prostatique. L'ouverture de la cavité prostatique dans l’urèthre membraneux est plus étroite que la précédente. Elle n'admet qu'un crayon ordinaire. Rien sur les parties antérieure et latérales n'indique la jonction de l’urèthre avec la cavité prostatique. Sur la paroi postérieure une languette de muqueuse urétrale se continue jusque vers son milieu : ce prolongement de muqueuse est adhérent à la paroi postérieure de la cavité prostatique et représente évidemment la paroi postérieure de l’urèthre prostatique à partir du niveau du veru montanum qui se continue en bas avec l’urèthre membraneux. Au point où cette languette rejoint l’urèthre membraneux un repli bien marqué se détache de chaque côté. Les replis sont blancs et lisses. À l'examen de la surface de section de la pièce, la paroi vésicale semble quelque peu épaissie et se continue graduellement avec la paroi de la cavité prostatique. Celle-ci est formée d’un tissu dur d’&speci granuleux ; elle est d’une épaisseur considérable. Plusieurs grosses veines dépendant du plexus prostatique y sont embrassées. À l'examen microscopique elle apparaît constituée surtout de tissu fibreux, de nombreuses fibres musculaires striées y sont disséminées. Aucun tissu glandulaire prostatique n'est visible. Superficiellement, cette paroi est recouverte par une couche de cellules de profondeur variable. En certains points, il semble n’y avoir qu'une ou deux rangées. Mais, en d’autres endroits, les cellules s’amoncellent en plusieurs rangées ; les cellules montrent une tendance à s'applatir à la surface, tandis que les plus profondes sont arrondies et peu tassées. En quelques points ces cellules manquent et aucun noyau ne peut être découvert sur le bord de la préparation.

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