TRAITEMENT
Il nous semble vain de donner ici des indications générales : le traitement sera surtout une question d'espèce el variera avec chaque cas particulier. Toutefois, les accidents que nous venons d'étudier sont peut-être plus fréquents qu'on n’est tenté de le croire et il serait prudent d’en instituer systématiquement la prophylaxie.
Au cours de l'opération il faut se rapprocher autant que possible de l'excellente technique de Freyer. J’ajoute qu'il faut éviter avec soin les violences sur l'urèthre membraneux, mais la situation même de la prostate, la profondeur où travaille le doigt- énucléateur rendent, à Coup sûr, bien difficile à réaliser l'intention de ménager entièrement cette portion si exposée de l’urèthre. La méthode de Duval, théoriquement si séduisante n’a pas reçu la consécration de la pratique, parce que irréalisable pratiquement dans la plupart des cas.
Les soins postopératoires seront également calqués sur la manière de faire de Freyer (x).
Des oblitérations analogues à celles observées par Pauchet ne se rencontreront plus si l'on prend les précaulions qu'indique lui-même cet auteur et que recommande Ertzbischoff dans sa communication : « À partir du 15° jour, et tant que dure la fistule suspubienne, on fait des lavages urétro-vésicaux comme dans la blennorrhagie ; le jet entre par l’urèthre antérieur et sort par la plaie suspubienne. Ou bien le liquide est injecté par la plaie suspubienne, le malade a besoin d’uriner el il urine par la verge la solution injectée par la vessie. La fermeture de la vessie et de l’urèthre, chacun