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L'indice de réfraction nx en un point N de l’axe des ordonnées, situé à la distance y de l’origine M où l'indice est ns, Ss'oblient en ajoutant à ny l'intégrale :
(1) an = je n « dy.
Us
Le calcul de l'indice n; en un point N quelconque sera donc possible dès que l’on connaîtra : 1° une série de point M d'indice connu; 2° la valeur de la déviation « en tous les points du champ.
On a vu que la déviation est proportionnelle à la variation d’éclairement de la strie; la mesure de la déviation peut donc s’obtenir de la simple comparaison de deux clichés striographiques : 1° de l'écoulement étudié; 2° d’une pièce optique produisant des déviations connues. Comme pièce optique, on peut prendre une lentille plan convexe de très faible rayon de courbure (les lignes isophotes sont alors des droites parallèles à l’arêle du couteau et équidistantes). Toutefois, une telle lentille est d'épaisseur d sensiblement constante et entraîne
un déplacement de l’image d'environ g; un couteau réglé pour l'écoulement
n’est donc plus réglé pour cette lentille (il existe cependant des montages, où l’on opère en lumière parallèle, et où l’introduction de cette lentille ne provoque aucune modification). Enfin la présence de cette lentille cause une perte de lumière d'environ 10% dont il faut tenir compte. On procède donc de Ia manière suivante : on détermine, sur l’axe de symétrie de la lentille perpendiculaire à larête du couteau, le point M, qui possède le même éclairement que le champ étudié en l’absence de toute perturbation; ce sera le point O de la lentille de comparaison. Si l’on utilise une lentille plan convexe, les déviations entre deux points M, et M, de l'axe de symétrie normal à l’arête du couteau sont proporlionnelles à la distance M,.M,; on cherche donc sur cet axe le point M qui a même éclairement que le point de l’écoulement dont on doit mesurer la dévialion. La mesure de la distance M, M, donne la déviation éherchée, si l’on connaît le rayon de courbure déterminé par la méthode des anneaux de Newrox. La détermination d’une ligne d'indice de réfraction connu se fait directement par la comparaison de deux striographies : 1° de l'écoulement étudié; 2° du gaz au repos dont on connaît l'indice.
Lorsque les dévialions sont suffisamment fortes, il est possible d'obtenir directement le tracé des lignes isophotes. On utilise comme source une fente étroite el comme diaphragme une grille dont les barreaux sont espacés de 24. La lumière non déviée passe à travers une ouverture libre de la grille et donne la ligne isophote d'indice de réfraction connu. Si la lumière est déviée au nieau de la grille de a, elle rencontre un barreau qui l’arrête; si elle est dévice de 2a, elle passe à nouveau; si elle est déviée de 3a, elle est arrêtée, etc. On oblient ainsi des lignes d’égale déviation. Le numérotage de ces courbes est en général facile; s’il y a doute, il suffit d'arrêter la lumière entre deux barreaux dont le numéro d'ordre est connu pour faire disparaître une ligne de numé-
roltage correspondant. Un diaphragme à fente mobile peut aussi permettre de délerminer ces courbes séparément.
Comme source lumineuse, on emploie l'arc à régulateur mécanique, l’arc entre boules de tungstène, et pour l'éclairage monochromatique (utilisé pour supprimer les aberrations chromatiques) la lampe au sodium. Pour les phéno-mènes {très rapides, on utilise l’étincelle électrique. On forme, de l’une de ces sources, une image que l’on reçoit sur un écran à bords réglables : cette image intermédiaire constitue une source à bords rectangulaires et bien définis.
Le réglage de la position du couteau (1) se fait de la façon suivante : on détermine d’abord, en la recevant sur un écran, là position approximative de l’image S’ de la source de lumière S. On approche le couteau C de l'axe optique en le maintenant normal à cet axe et dans le plan de cette image; le champ de visée dans la plaque dépolie P se trouve généralement obscurci sur un seul côté; cela tient à ce que le couteau n’est pas rigoureusement dans le plan de l’image, mais un peu en avant ou en arrière, en sorte qu’il arrête une partie du faisceau. Le couteau est rigoureusement dans le plan de l’image S’ de la source, lorsque la plaque P est uniformément éclairée sur toute son étendue, quelle que soit la position du couteau dans ce plan (fig. 5).