‹ Contribution à l'Education des ClercsChapitre 36 sur 60 · IU)\ KSI'HIT AL' SIC.MIWIUK 2U · texte numérisé non relu

IU)\ KSI'HIT AL' SIC.MIWIUK 2U

viol (luo nous iHorums (le nos L'Iè'NCS iinporle Ix'aiicoup à leur t^sj)ril.

D"où vient donc lo bon esprit ?

Le bon esprit vient de ce (pii dilate le cœur. Or ce (pii nous «lilatc le cœur, c'est de nous sentir aimés ; c'est la condition •de tous les hommes. Il y aura donc du bon esprit là où les •élèves se sentiront aimés.

Comment nos élèves senliront-ils que nous les aimons? Il ne faut i)as le leur dire, mais le leur montrer. En paLeille matière, les paroles ne sont rien, les actes sont tout. Quels actes?

D'abord ayons pour eux une profonde inclination de sympathie : que notre affection soit réelle. Il en résultera un enveloppement inconsciemment mais fatalement subit, auquel ils ne résisteront pas.

Ensuite ayons confiance en eux ; croyons en leur conscience, en leur droiture, en la valeur de leurs initiatives. Pas de surveillances fatigantes, pas de détours défiants, pas de préoccupations maladives sur leur conduite

Ajoutons des témoignages positifs d'affection, lorsqu'ils sont tristes, découragés, humiliés, abattus par des malheurs de famille. Devinons-les. Dissipons leur timidité. Prévenons leurs désirs.

Que notre affection aille jusqu'au dévouement : donnons-leur toute notre vie, notre temps, notre travail, notre argent. Que notre vie ne se dépense pas hors du Séminaire, mais au Séminaire, et pour le Séminaii-e.

Enfin, que notre vie soit commune avec leur vie, fondue d'ans leur vie, mangeant ce qu'ils mangent, priant où et quand ils prient, nous récréant avec eux, partageant tous leurs exercices. Soyons, dans celte masse, comme le se!, présent partout pour la préserver, comme le ferment répandu en elle pour la faire vivre et lever. Plus nous effaçons les distances, plus nous sommes aimés, plus nous acquérons même de prestige, et par conséquent plus nous produisons de bon esprit.

Wi LA DISCIPLINE

Page 1