‹ Contribution à l'Education des ClercsChapitre 51 sur 60 · I.F. I. Ml> DANS I.KS SKMIWIUKS · texte numérisé non relu

I.F. I. Ml> DANS I.KS SKMIWIUKS

fiiiic iiolio nii'd ciiljxi, ri il mous iij)j);ulii'iil de icclificlior quels rcmi'dos. dans nos Grands Séniiuaiios, nous devons apporter au innl.

Kncoro une fois, nous avons laissé tomber le latin pour en avoir fait trop peu ; nous le relèverons en lui donnant jilus de })lare dans la vie de nos élèves. Je vais vous le représenter dans l'enveloppement |)ro,i,Messif (pi'il pourrait réaliser.

1 " Dans la vie spirituelle, il rv^no presque seul, et il y est accepté sans contrainte, parce (pie, facile, il n'impose pas d'efforts. 11 rempli! toute la liturgie, la Messe, l'Ofïice divin. Habituons nos élèves à réciter de préférence des prières latines, d'ailleurs plus traditionnelles, dans leurs dévotions privées. (Uie leur lecture journalière d'Ecriture sainte soit faite en latin. Donnons-leur, pour les lectures pieuses, de petits traités en latin. Dans nos médilalions, nos entretiens et nos conférences, citons-leur en latin l'Ecriture, les Pères et les Conciles. Ne senlez-Yous, messieurs, que ce sera déjà plonger nos élèves dans une atmosphère latine ? J'insiste sur ce premier moyen, parce qu'un courant contraire s'établit en certains lieux : on conseille plutôt les lectures pieuses en français, on traite de pédantisme l'habitude de citer des textes latins dans les discours, même quand on parle à des gens qui savent le latin.

2° Dans la vie intellectuelle, nous donnons paifout à nos élèves des manuels écrits en latin, pour la philosophie, le droit canon, la théologie. Ne discutons pas la valeur de ce latin ; j'avoue qu'il est souvent médiocre. Mais, en ce moment, nous ne parlons pas d'affiner notre goût, nous parlons des moyens de nous familiariser avec le latin. Or les manuels, à condition qu'on en use, auront vite fait de rendre facile à nos élèves l'usage du latin. Pour la leçon de chaque jour, il faudra lire avec soin et comprendre huit à dix pages de latin : tache dure au début, bientôt rendue fort aisée. Si le professeur exige par des interrogations — et c'est un devoir pour tout bon maître — que les élèves sachent leurs leçons, cette lecture latine aura été fort fructueuse. Si, comme je le souhaite pour ma part, le

professeur fait réciter en latin les leçons apprises dans les manuels latins, les élèves seront encore plus proniptement rompus avec cette langue. Si — et c'est toujours son devoir — il exige ffue les textes d'Ecriture sainte, de Conciles, et parfois des saints Pères, soient récités ad verbiun, il oblige les élèves à faire passer sur leurs lèvres, à fixer dans leur mémoire, des formules latines fort variées, parfois très élégantes, bien aptes à débrouiller leurs esprits dans le maniement du latin. Qu'on me permette de déplorer ici librement que, dans certains Séminaires, ou bien on ne récite jamais, ou bien on ne demande aux élèves que des explications en français sur l'objet de la leçon, ou bien on substitue aux traités latins des notes, d'ailleurs fort bien faites, mais écrites en français. C'est se priver, et sans profit pour le fond des études, d'un excellent moyen de familiariser les élèves avec l'usage du latin.

3° Les sanctions des études ont, pour nos élèves, une importance capitale : exercices hebdomadaires, examens mensuels, grands examens semestriels. D'une façon générale, nos séminaristes ont intérêt à s'y préparer et s'y préparent avec le plus grand soin. Si on exige que ces exercices soient faits en latin, qui ne voit combien y gagnera la facilité de la langue latine? Il sera toujours loisible d'ajouter à ces sanctions, sous forme de dissertations, des exercices français.

4° Dans la plupart de nos Séminaires, des lectures complémentaires sont autorisées et même recommandées, surtout aux élèves intelligents. Voilà le moment d'ouvrir à ces enfants les sources de nos croyances religieuses et de notre science théologique. Or les vraies sources de la religion. Pères, Conciles, théologiens, sont en latin. N'est-ce pas là encore un moyen tout indiqué de rendre plus aisé et plus commun l'usage du latin.

5° Il me reste à dire un dernier moyen — le plus efficace — de mettre le latin en honneur : c'est de le parler en classe, pour la théologie, la philosophie et le droit canon. On le parlait autrefois dans les Séminaires; je crois qu'on ne le parle plus guère, sauf dans les Facultés comme à Rome et dans nos

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