LIVRE m LA PIÉTÉ
§ I. — Idée GÉNÉRALE DE LA PIÉTÉ 121
L Excellence et valeur utile de la piété : à quoi est due sa prépondérance. — 1" Elle a Dieu pour objet. — 2° Elle perfectionne le sujet qui s'y adonne : du clerc elle fait « l'homme de Dieu »; elle crée en lui les vertus; elle lui donne le goût de l'apostolat. — Elle est le signe de la vocation, et elle est l'agent de la formation sacerdotale. — IL La piété, prise en elle-même, est une communion à Dieu. — Toutes les facultés de l'homme doivent, par la piété, se remplir de la vie de Dieu . — 1" L'esprit ; on doit y trouver la pensée habituelle de Dieu; on doit y reconnaître les pensées mêmes de Dieu. — Le cœur : l'àme éprise de Dieu : aJ aime ce qu'il est; b) aime ce qu'il aime; cj aime ce qu'il veut. — 3° La volonté : Ja piété fait accepter à la volonté de l'homme ce que Dieu
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V'ul : a) laiilôl sous fonuo de n''sijj;ualioii à la douleur; b) tantôt sous fonno d'obéissaiico avix coinuuuidt'inoiils; c) tantôt sous foi inc do zèle pour la i)roi)a<raiion du r('j,Mi(' de Dieu. — 111. La piélé, coiisidéri'o du dehors, esl uu ensemble d'exercices religieux. — 1° Pour les àuies lervcnlcs, ils sont l'expression de leur amour. — 2° pour tous les cliréliens, ils sont l'alimerd nécessaire de la piété. : a) Il y a des exercices privés : lectures ou entreliens, prières ou oraisons, examen de conscience ; hj 11 y a aussi la participation aux exercices publics ou offices de l'église : la sainte liturgie, le chaul d'église.