S II. — L\ VALEUR SOCIALE DE LA VIE COX TEMI'LAÏIVE
I. Il va une crise de la \iecontenii)lative. — 1" Deux preuves : dimiiuition des vocations conlemplatives; négligence de la pénitence et de la prière chez les chrétiens. — 2° Dommages qui en résultent : les cloîtres se vident; la prière et le sacrifice s'éteignent dans le monde. — 3" Causes : on redoute le cloître, on veut que la vie ait une portée sociale. — II Or la vie contemplative a justement une grande portée sociale. — La prière et la pénitence des cloîtres iie sanctifient pas seulement les religieux qui s'y adonnent, mais, par la communion des saints, sanctifient tout le corps de l'Église. — Grand pouvoir de difîusion de la vie des bons. — Les meilleurs sont ceux qui agissent le plus sur la société. — Les meilleurs étant dans les cloîtres, c'est donc des cloîtres que vient à la société son plus grand bien. — lil. Conséquences pratiques : nj N'arrêtons point les personnes qui cheixhent le cloître ; bj à celles qui seraient tentées de le quitter, rapjDelons la grande portée sociale de leur vie; cj encourageons les personnes du monde qui ne peuvent que prier et faire pénitence; d) faisons régner l'esprit de piété et de sacrifice dans nos œuvres sociales.
§111. — Adoration RÉPAKATnicE . 1G2
L Qu'est-ce que l'adoration? L'adoration est l'acte religieux par lequel nous reconnaissons que Dieu seul est l'Etre souverain, et que nous n'avons d'être que ce c{ue nous avons reçu de lui. -7- 1" Pour reconnaître en Dieu l'Être souverain, nous regardons d'un côté ses grandeurs, et d'un autre côté notre petitesse. — 2" Pour reconnaître notre cL'pendance à son égard, nous le considérons comme le Principe dont nous sor-
Pages
tons cl la Fin où nous allons. — II. l'oiL'e sociale de l'atlolalion : elle est réparatrice du mal causé par le péché, spécialement par les péchés des prêtres. — 1° Dommages causés par le péché : aj du côté de Dieu, outragé; bj du côté de l'homme, gravement blessé. — 2° La réparation se fait : nj par Jésus-Christ, dont les adorations forment un trésor où nous puisons; 6^ par nous-mêmes, imitant Jésus-Christ par l'immolation, par la prière, par le travail apostolique et, s'il le faut, par relï'usion du sang. — Notre réjîaration vaut, moins par substitution, que par la communion des Saints.
S IV. — Foi et piété 17i
Liens intimes entre la foi et la piété. — La foi n'est pas une pure spéculation mais une vie qui a besoin de s'exprimer par la piété. — La piété est le signe et la mesure de la foi : quand la piété baisse, la foi baisse d'abord comme élan de l'àme, •
puis comme fidélité à la croyance. — La piété active a le don de ranimer la foi.
S V. — La vie slunatlrelle 177
Pour ne pas rester dans la médiocrité, le prêtre doit entretenir avec Dieu des relations surnaturelles très intimes. — 11 le doit à son âme, pour la sanctifier; il le doit à son ministère, pour le féconder. »
S VI. — Les actes extérieurs de religion 170
1° Sous la loi nouvelle comme sous l'ancienne loi, l'autorité religieuse commande des actes extérieurs, la participation à la prière publique. — 2° Pourquoi elle agit ainsi. Parce que les fidèles en ont besoin, parce qu'ils ne persévéreront dans la foi et la pratique, qu'à la condition d'accomplir des actes extérieurs et en commun.
S VII. — L'art religieux et LECHANT grégorien, . . . 182
Occasion de cette étude : fête de sainte Cécile. — 1. L'Égljse aime les arts : elle a un culte pour l'art et le beau, et en cela elle témoigne une profonde connaissance de l'àme humaine : grande influence de la sensibilité sur l'esprit et sur la volonté.
T.Vm.K UKS M V IIKUICS iOl
l'ujres — 11. Ov le rlijinl ;,nt'';,n)i icn csl viaiiiit'iil un ;iil, Ciir il en riMiiplil les coiidilioiis cl c'osl le plus rclijj;n'ux de tous les arts : il n'est pas seulement le plus |)()[)ulaiie, il est aussi le plus capable cl'ex[)iinier les inell'aijles coniiiiuniealions enlre Dieu et les hoiuines.
Ll\ UK IV
s I. — L-V swcriKicvrioN ol i.\ formation mou vu:. . . 11)7
La sanctification au sens plein du mot consiste dans l'acquisition des vertus. — I. L'acciuisilion des vertus qui suppriment le mal. — 1" Supprimer le péché qui souille : aj Obtenir de Dieu le pardon de la faute; bj Guérir dans le pécheur la plaie faite par le péché. — 2" Combaitre les défauts qui déforment, c'est-à-dire les trois concupiscences : a) Combattre la concupiscence de la chair par la mortification de tous les sens externes et internes; bJ Combattre la concupiscence des yeux ou l'amour des biens de la terre par le détachemeiit ; c^ Combattre l'orgueil de la vie par l'humilité, tant contre la vanité ou désir de paraître, que contre l'orgueil proprement dit ou désir excessif d'être. — II. L'acquisition des vertus qui établisseiit le bien. — 1" Les vertus théologales : a) La foi, qui doit être surnaturelle, intégrale, agissante; bJ L'espérance, dont l'objet doit rester intact; cj La charité, soit h l'égard de Dieu, envers lequel elle se manifeste par l'amour, la religion et le zèle; soit à l'égard du iirochain, qui doit avoir l'estime de notre esprit, l'amour de notre cœur, la générosité de nos mains. — 2' Les vertus morales : aJ La prudence qui les règle toutes; bj La justice qui reconnaît et respecte les droits du prochain : propriété, honneur, secret; cj La force, qui arme ï'àme contre les ennemis du dehors et ceux du dedans; dj La tempérance, qui met la douceur dans l'usage des énergies de l'àme. — Secours pour acquérir les vertus : les uns d'ordre surnaturel, prière et Eucharistie; secours d'ordre naturel, exemples et exhortations des hommes. — Pratiques essentielles : pacte avec la conscience, ne jamais la trahir.
CONiniBUTION A L'KOrCATION l>ES ci.Eur.s. 27
Page»
S II. — Le Juste vit de la foi 232
Sans la foi point de vie chrétienne. — Dans la foi il y a la parole de Dieu : car la foi est un don qui vient de lui. — Mais la foi est aussi une coopération de riioniine puisqu'elle est un élan de l'àme vers Dieu, avec une con)plète adhésion aux vérités qu'enseigne l'Église : de là vient son mérite.
S III. — Gardez le dépôt 234-
Le chrétien est, au point de vue surnaturel, un être vivant dont la foi est l'àme. — Comme l'organisme vivant, la foi a son hygiène. — 1° Elle doit se préserver des poisons, tant de ceux qui se produisent au dedans que de ceux qui viennent du dehors. — 2" Elle ne doit pas s'atrophier : en conséquence elle doit se donner des aliments et de l'exercice.
S lY. — La vie personnelle du prêtre 23S
Avant de rechercher ce que le prêtre fera, l'Eglise se préoccupe de ce qu'il sera. Elle s'applique avec sollicitude à lui procurer un être supérieur. Elle ne recule ni devant les sacrifices de temps ou d'argent, ni devant le renvoi des sujets médiocres. — Elle lui procure tous les trésors de la vie religieuse, de la vie morale, de la vie intellectuelle : triple objet, pour un prêtre, du souci de sa vie personnelle.
S Y. — Le péril de la médiocrité 24 1
Les prêtres médiocres sont d'autant plus dangereux pour l'Église qu'ils sont plus nombreux. — La médiocrité est un désordre moral qui peut être corrigé. — Deux conditions : le bon vouloir qui détermine l'élan ; l'effort, qui remonte la pente descendue.
S YI. — Les RÉUMONS sacerdotales 2i4
1° L'Église veut que le prêtre vive parmi le peuple : grands avantages du voisinage du prêtre et du peuple ; comment les bénédictins du moyen âge l'avaient réalisé sans péril. — 2" mais l'Église ne veut pas que le prêtre s'amoindrisse au contact du peuple. — De là l'encouragement donné aux réu-
TAHMi l)i:S MATIÈRES 403
Pages nions sacordolalos : soit de quinzaine, soil do « Coiiféron-
cos », soit de cercles d'études, soit surtout de retraite mensuelle.
S Vil. — Le pi.vcement nu cœi u 247
Deux placenieiils dilliciies : celui de l'argent, celui du cœur. — Connue la Ueligion est la gardieinie de la morale, et que la morale dépend du cœur, la lleligi<in doit présider au placement du cœur. — Elle reconnaît au cœur de l'homme le besoin d'aimer et lui dit : Aimez Dieu pour vous élever, ayez des amitiés humaines pour vous soutenir. — Mais la Religion recommande la vigilance pour que le cœur ne s'égare pas. — Deux signes du bon placement du cœur : au point de vue moral, il produit la paix et la vertu ; au point de vue social, il ne produit aucun émoi. — Comment la volonté intervient soil avant, soit après le placement du cœur.
S VIII. — La politesse 252
La politesse est moins un code de règles qu'une vertu morale se rattachant à la Tempérance. — Elle se ramène à trois préceptes. — 1° « >"e blessez pas » les yeux, les oreilles, le cœur (le votre prochain. — 2° « Ne vous blessez pas » des oublis qu'on fait de vous, ni des injures qu'on vous adresse. — 3° « Faites plaisir », §oit en disant ce qui fait ijlaisir, soit en donnant ce qui plaît. — Valeur morale et sociale de la politesse, si connue qu'on n'y fait qu'allusion.