NOS GU\M>S SÉMINAIRES
fornK'os, où les apolios de l'Evangile grandissenl étrangers aux senliiiienls des besoins de l'heure présente.
11 n'y a pas lieu de pousser plus avant cet examen des procédés que nous suivons j)0ur l'éducalion de nos clercs.
Si cpielques persoinies du nK)nde lisent ces pages, elles ne pourront qu'être édifiées de voir que l'Eglise mette tantdesoin dans la formation de ses piètres. Ainsi que je le disais en commençant, aucune corporation ne travaille ses membres et ne les prépare à leur mission d'une façon plus ordonnée, plus suivie, plus efficace.
Je me suis surtout attaché à mettre en lelicf les traits qui distinguent nos séminaires de France des institutions similaires de divers autres pays. Je n'ai pas eu de peine à justifier ces particularités qui ne sont qu'un effort de plus, un renoncement de plus, un dévouement de plus, de la part des éducateurs du clergé, dans l'ordre même des règles édictées par les conciles et par les pontifes romains.
Ce n'est pas à dire que notre système d'édiication ait réalisé la perfection : il reste cerlainement susceptible de progrès nouveaux. Mais toute modification ne constitue pas une marche en avant. Un changement ne peut être tenu pour un profit réel, que s'il contient, de la part des maîtres, un don encore plus ■complet d'eux-mêmes à leurs élèves ; de la part des séminaristes, un accroissement de vie intérieure et d'esprit de foi ; de la part de tous, plus d'austérité dans le désintéressement, plus de pureté dans la doctrine, plus d'attachement au centre de l'Eglise.
su Idée générale de l'éducation des clercs
Messieurs et chers Confrères, '
Nous avons reçu de Dieu la mission de former les clercs. Que cette œuvre soit, dans l'Eglise, la plus haute, la plus importante, la plus délicate, c'est ce dont nous sommes tous convaincus. Aussi ne m'attarderai-je point à démontrer que nous devons estimer, aimer et bien accomplir notre tâche. Elle a tout notre cœur ; nous lui consacrons toutes nos énergies. Mais la connaissons-nous ? Avons-nous réfléchi à tout ce qu'elle implique d'éléments divers ? J'ai pensé que, durant cette retraite, il nous serait salutaire, pour nous renouveler dans l'esprit de notre vocation, de nous remettre sous les yeux une rapide synthèse de nos devoirs d'éducateurs du clergé.
Quel est l'objet de l'éducation des clers?
Quels agents concourent à cette éducation ?
Le récit de la création de l'homme, au second chapitre de la Genèse, nous présente une saisissante image de la formation des clercs.
Dieu, dit l'Ecriture, prit dans ses mains du limon de la terre, le pétrit, le façonna comme on fait une statue ; puis il
• Conférence donnée à la retraite de l'Alliance des grands séminairesen juillet 1911. Voir C. R. tome VI, page;202.