SOLUTION NUTRITIVE COMMUNE A TOUS LES ESSAIS
Nitrateide CHAT Eee retire PRE louer. Suifate d'ammonaquen certe rer ee 0,25 Nitrate del DOLASSC ES MIN EME re te 0,25 Phosphate mono-potassique .........,,..,,..., 0,50 Sulfate:dermagnésie 2506020. 0e lee 0,25 Chlorure ferrique officinal au 1/5 ............ G gttes Eau redistillée dans le verre (Pyrex) q. S. p. .. 1,000 cc
Le liquide nutritif renfermait donc pour mille :
A ZOO Meteo Dose teen eralle aise As eeiee 0,2583 Potasser(entiK2O) PER de ee Re EEE Cie 0,288 Acide phosphorique (en P205) ...........,.... 0,261 Masnésienten ME) re. PRE rat aie 0,098 Chan (CRANCION ENS 2 A PTE re 0,340 Fer (enehe2CIiG) et ire chorneetot 0,0866 SOULTE TES OA) ce Re M CR Te 0,2792
Par rapport aux mélanges habituels la teneur en azote est plus élevée, ceci pour satisfaire aux conditions expérimentales exposées plus loin. Parallélement pour ne pas provoquer un déséquilibre alimentaire de la plante, les teneurs en potasse et acide phosphorique ont été augmentées.
A part la chaux qui se retrouve comme en KNnor normal, nous verrons plus loin les modifications apportées pour le fer et le soufre. Au point de vue de la forme sous laquelle les éléments ont été introduits nous indiquerons que
Pour l’azote, nous avons tenu à mettre à la disposition de la plante la forme nitrique et ammoniacale. En effet, d’une part, bien que les nitrates constituent normalement laliment de choix pour la nourriture azotée de la plante, on sait que la forme ammoniacale est aisément assimilée par le végétal. D'autre part l'addition de manganèse dans les essais pouvait influencer plus particulièrement l’une ou l’autre de ces deux formes d’azote. D’ailleurs la forme nitro-ammoniacale se rencontre dans de nombreux mélanges nutritifs classiques (HeLL- RIEGEL, Mazp, etc…..),
Pour la potasse et l'acide phosphorique, les formes de ces éléments sont celles qui se trouvent dans le liquide de Kxopr; pour la magnésie et la chaux également.
Le fer à été introduit sous la forme de chlorure et non de phosphate comme il l’est dans le KNopr car ce sel peut contenir du fer à l’état ferreux pouvant fausser la concentration prévue et apporter au milieu nutritif un sel réducteur paraissant défavorable à la plante.
Le perchlorure de fer étant un sel à acidité hydrolytique, donc à réaction acide, nous à permis de réaliser commodément le pH final désiré. Ce sel apportait en outre au milieu l’élément chlore qui semble avoir un heureux effet sur le comportement des cultures. (M4zE)
En ce qui concerne le soufre, on peut remarquer que la dose introduite sous forme de sulfate (Am? Soft) et (Mg So“) est assez importante:
En effet, outre que ce corps joue un rôle physiologique de premier ordre, il nous a paru utile d’en pourvoir abondamment le milieu nutritif afin d'éviter ainsi les critiques concernant l'emploi du manganèse sous forme de sulfate dans nos essais:
Jémme certains expérimentateurs (1) ont pu le signaler l’action heureuse de sels de fer, de manganèse, pourrait être attribuée à l’anion Sot lorsque ces corps sont ajoutés sous forme de sulfate à des milieux nutritifs où la teneur en soufre peut être déficiente.
Quant au Silicium dant la valeur nutritive est contestée, sinon niée par de uombreux physiologistes nous n’en avons pas mis dans nos solutions (2); lors même que ce corps aurait une action physiologique quelconque, les petites quantités de silicates
(1) P. Mazé, Etude sur la chlorose cæpérimentale du mais, C. KR, Ac. Se. t. 152, p. 902, 1911. ‘
(2) L'emploi de silicates alcalins est d'ailleurs peu praticable en raison de leur forte réaction alcaline. Quant à la silice gélatineuse, son influence en milieu liquide apparaît nulle d'après divers auteurs (cit,
Levis).
solubles dans l’eau que le verre des flacons peut céder at milieu seraient suffisantes pour assurer aux plantes leur besoin en cet élément.
L'addition de Kaolin au milieu de Culture qui donne de si bons résultats n'a pu être envisagée, étant donné l’apport de
manganèse que ce produit aurait déterminé (3).
La question du pH. — Dans l'examen critique des milieux synthétiques nous avons fait mention de l’inconstance du pH. dans de nombreux mélanges nutritifs alors que ce dernier varie peu en général en sels naturels.
Il y a là évidemment une influence pouvant être défavorable à la végétation et à laquelle nous aurions voulu pallier, mais après avoir étudié les possibilités d'emploi de mélanges nutritifs à pH. stable (4) il ne nous à pas semblé possible d’utilise» ces intéressants mélanges: En effet, en adoptant lun d’eux il ne fallait pas songer à modifier un seul de ses constituants sous le rapport de la proportion ou de la concentration, ce qui aurait eu pour effet de détruire l'équilibre ionique soigneusement réalisé par leur auteur.
On pourra enfin nous objecter peut-être que nous aurions pu adopter une des solutions nutritives de MAZE ou de JAVILLIER dans lesquelles rentrent outre les constituants principaux, tous les infiniments petits chimiques dont l’action heureuse sur la végétation a pu être reconnue (lors de l'emploi le manganèse étant supprimé dans les témoins).
Si dans le mélange nous n'avons introduit aucune trace de bore, de fluor, de zinc, d’iode, etc. ce n’est pas que nous ayons voulu démontrer une «exclusivité» du manganèse en en ce qui concerne son influence sur l'assimilation de l'azote, d’autres éléments rares pouvant peut-être aussi exercer dans
(3) Cf. A. MAYER : Eléments accessoires du sol dans la croissance des Mantes, Ann. Sc. Agron, document., p. 868, 1931 et DUBR1ZAY, 'TRILLAT et ASTIER, C. R, Ac. Sc. t. 189, n° 1, 1929,
(4) Ch. Zainzanzé: Nutrition artificielle des pl. cultivées, Ann. Sc, Agron., n° GC, p. 809, 1932,
ce sèns une action favorable. Nous avons simplement évité une action concertée de plusieurs éléments catalytiques qui eut pu avoir de fâcheux effets dans l'interprétation des résultats relatifs à l’action propre du manganèse sur l’assimilation de l’azote, objet de notre étude.
Examen des produits. — Les produits employés ont été examinés au point de vue de leur teneur exacte en l’élément considéré et de leur pureté.
Les possiblités de traces de manganèse dans l’un ou l’autre des produits utilisés ont retenu en particulier notre attention. Nous avions, eu il est vrai, la précaution de ne pas employer, selon les indications données par Gabriel BERTRAND, des sels tels que le carbonate de magnésium, le sulfate ferreux, difficilement exempts de manganèse, et de les remplacer par d’autres d’une pureté satisfaisante à ce poiut de vue, Le sulfate de magnésie a été purifié en le dissolvant dans environ deux fois son poids d’eau bouillante, ajoutant ensuite un peu de magnésie en poudre, filtrant et laissant cristalliser (Codex).
La recherche de traces de manganèse sur les solutions témoins, effectuée d’après la méthode colorimétrique de BERTRAND, dans les conditions ordinaires a d’ailleurs donné des résultats négatifs. À noter que tous les produits utilisés avaient fait l’objet dun examen de la Maison RHÔNE-POULENC qui les déclara exempts de traces de Mn.
Une cause d'introduction de quantités infinétisimales de manganèse dans les solutions pouvait provenir ainsi que l'avait signalé aussi le Savant précité, de l’attaque des tubes mêmes de cultures par les liqueurs nutritives.
En considérant que les proportions de manganèse ainsi cédées par le verre peuvent être de l’ordre de 1/3.000 de milligr. environ pour 100 ce. de liquide, on peut juger très négligeable l'influence d'aussi minimes quantités réparties d’ailleurs également dans les essais et les témoins (5).
(5) D'après G. BERTRAND : Observations faites au cours des recherches
sur l’action du Mn sur le développ. de l’Asperg. Niger., Bull. Soc. Chim,, t. XI, 1912, pp. 212-21.
En ce qui concerne l'emploi du sulfate de manganèse à
introduire dans les essais, nous nous sommes borné sur ce produit garanti pur comme les précédents (par la Maison RHÔNE- PouLExc) à la recherche du zinc selon BerrrAND et JAVILLIER (6)
qui s’est montrée négative.