‹ Contribution à l'étude anatomo-clinique de la tuberculose primitive de la rateChapitre 11 sur 40 · IL. — CIRRHOSE HYPERTROPHIQUE TUBERCULEUSE DE LA RATE · texte numérisé non relu

IL. — CIRRHOSE HYPERTROPHIQUE TUBERCULEUSE DE LA RATE

A côté de cette forme anatomique aujourd'hui bien

classée de là tuberculose splénique, il faut ajouter une

se AS

seconde variété signalée par Achard et Weil au cours de ces dernières années et sur laquelle ont insisté de . nombreux expérimentateurs, en particulier le professeur Gilbert. C’est « {a rate cirrhotique d’origine tuberculeuse ».

Ici on ne rencontre que peu ou pas de tubercules ; mais, ce qui domine, c’est un processus de sclérose étendu à tout le parenchyme de la glande.

Cette notion marque une étape considérable dans l’étude de la tuberculose de la rate.

A notre chapitre de physiologie pathologique, nous nous étendrons longuement sur la pathogénie de ce processus morbide. Déjà, au point de vue anatomique, il faut lui assigner une large place ; ces lésions de sclérose sont en effet suffisamment bien décrites dans l’observation de Jeanselme et P. Em. Weil et dans les trois cas que nous relevons de la thèse de Gauckler (1905).

La rate hypertrophiée est, en général, entourée d’une coque compacte de périsplénite que l’on peut décomposer en plusieurs couches entre lesquelles rampent des capillaires néoformés.

A la coupe, les artères apparaissent comprises entre des bandes de tissu fibreux ; leur lumière est 'considérablement dilatée, mais dans le cas de Jeanselme et Weil, il n'y avait pas d’endartérite.

Microscopiquement, les corpuscules de Malpighi sont tantôt normaux, pleins de lymphocytes, — tantôt présentent des lésions variées de folliculite.

La pulpe est le siège d’une sclérose cellulaire intense.

La trame conjonctive, considérablement hypertrophiée

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