‹ Contribution à l'étude anatomo-clinique de la tuberculose primitive de la rateChapitre 12 sur 40 · HOT · texte numérisé non relu

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-est baignée dans un exsudat albumineux coloré par l’éosine ; mais ce qu’il importe de mettre surtout en relief dans ces lésions, c’est une réaction macrophagique plasmodiale extrêmement marquée.

Ce phénomène se traduit par une infiltration pigmentaire abondante sous la capsule ; les capillaires sont très dilatés renfermant, disent Jeanselmeet Weil «beaucoup de sang par places, ailleurs seulement des lymphocytes ». En effet, les polynucléaires sont très peu nombreux comme le montrent les observations de Gauckler, dans lesquelles l’auteur constate la destruction de ces éléments par leucolyse passive.

Quant aux globules rouges, les frottis ont montré à Jeanselme l'existence de plasmazellen, de globules rouges nucléés en petite quantité et de mastzellen, toutes cellules que l’on rencontre abondamment dans les ganglions chroniquement enflammés. Pas d’altérations tuberculeuses proprement dites, pas de microbes dans le cas de Jeanselme, quelques tubercules disséminés dans les lésions de sclérose relatées par Gauckler.

En résumé, nous voyons que, à côté de la rate tuberculeuse de Rilliet et Barthez, Quénu et Baudet, Lefas et Moutard-Martin, nous sommes déjà en droit de placer la cirrhose hypertrophique tuberculeuse de la rate,

dont nous allons chercher l’origine au chapitre suivant.

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