‹ Contribution à l'étude anatomo-clinique de la tuberculose primitive de la rateChapitre 24 sur 40 · DES SYMPTÔMES · texte numérisé non relu

DES SYMPTÔMES

L'évolution clinique d’une maladie n'étani que l’expression des désordres anatomiques, nous pouvons concevoir la diversité d’allures de la tuberculose de la rate d’après l’altération ou l'intégrité des différents organes. Cependant on peut ramener toutes ces moda- lités cliniques à trois grandes formes principales.

Dans la première, la rate est seule en cause ; l’infection se concentre sur le parenchyme splénique dont il détermine l’hypertrophie. |

Dans la deuxième, laltération de la rate retentit secondairementsur le foie qui, touten s’hypertrophiant, forme barrière à l'infection et l’empêche de se généraliser.

Dans la troisième, à l'hypertrophie hépatique s’ajoute l'atteinte des territoires lymphatiques dont les ganglions se prennent à leur tour et augmentent de volume. | A ces trois types cliniques nous donnerons, avec Col-

let et Gallavardin, les dénominations suivantes :

a) Type splénique pour le premier ;

b) Type spléno-hépatique pour le second ;

c) Typespléno-hépato-ganglionnaire pour le troisième.

:) Type splénique. — Nous avons, au cours de notre étude, suffisamment insisté sur les troubles physiques et fonctionnels déterminés par les lésions exelusives de la rate :

C’est la splénomégalie avec ses dimensions variables, tantôt modérée, tantôt considérable, son bord interne mousse avec encoche médiane, son extrémité inférieure arrondie et son pôle supérieur abrité derrière les fausses côtes ;

C’est le point de côté splénique, La splénalgie avec ses douleurs tantôt sourdes, tantôt lancinantes, irradiées ou non dans toute la moitié gauche du tronc.

C’est cette forme purement splénique qui a une tendance marquée à la chronicité ; c’est elle qui constitue la variété relativement la plus bénigne puisque, dans quelques cas, la splénectomie a pu sauver les malades.

8) Type spléno-hépatique.— La forme spléno-hépatiquese traduit,outre la splénomégalie, par l'hypertrophie du foie dont nous connaissons déjà les caractères. Le malade présente, pour tous symptômes, une rate pouvant descendre jusqu’à l’épine iliaque antéro-supérieure et un foie débordant de trois ou quatre travers de doigt les fausses côtes.

Bien plus grave que la précédente, cette modalité peut s’accompagner, pendant longtemps, d’un assez

bon état général. Les accidents graves n’apparaissent,

Page 1