SAUT
qui tendent peu à peu à prendre la forme étoilée. Cette couche fait souvent défaut.
3° Le centre enfin de l’amas est formé par des cellules étoilées, rappelant l'aspect des cellules muqueuses et formées comme elles d’un noyau central entouré d’un protoplasma finement granuleux, ramifié et anastomosé avec celui des éléments voisins.
Ces figures sont absolument semblables à celles que donne la coupe d'un organe adamantin non encore déprimé par le bulbe dentaire. Les cellules cylindriques périphériques répondent aux cellules de l’épithélium externe de l'organe adamantin, les cellules aplaties aux cellules du stratum intermedium de Kollmann, les cellules étoilées centrales aux cellules
- de la pulpe de l'émail.
Les cellules cylindriques périphériques présentent quelques parlicularités intéressantes sur lesquelles nous devons insister. On sait que chez le fœtus, les cellules correspondantes de l'organe adamantin ont d’abord un aspect identique dans tous les points. Elles sont cylindro-cubiques et granuleuses (1). Plus tard, quand l'organe adamantin a été déprimé par la bulbe dentaire, ceux de ces éléments qui sont en rapport avec ce bulbe s’allongent considérablement, en même temps que leur protoplasma devient clair à leur extrémité périphérique et que leur noyau se rapproche de leur extrémité centrale. Ce sont les cellules de l’épithélium interne de l’organe adamantin ou cellules de l'émail, car c’est à leurs dépens que.se forme ce tissu. Ceux de ces éléments qui recouvrent le reste de l'organe adamantin sont au contraire cubiques et tendent même à s’aplatir. Leur protoplasma est toujours granuleux. Ce sont les cellules de l’épithélium
(1) Kozuxer, Histologie, Traduction française, — LEGros et MaGiTor. Origine et formation du follicule dentaire chez les mammifères (Journal de l'anatomie, 1873, 1. IX, p. 469-473).
CHIBRET 3
nef Lee
externe de l’organe adamantin. Elles disparaissent même par places et dans ces points les cellules de la pulpe se trouvent en rapport direct avec le tissu conjonctif ambiant. ,
Tous ces types épithéliaux se retrouvent dans notre tumeur.
Les plus petits des amas que nous venons de décrire sont en effet limités à leur périphérie par des cellules cylindrocubiques régulières et à protoplasma granuleux. Dans les amas plus développés, ces éléments présentent en certains points tous les caractères des cellules de lémail, avec leur forme très allongée, leur partie basale claire et transparente, leur noyau grêle repoussé vers la partie centrale de l'amas.
Fait des plus significatifs, il se produit alors à la surface externe de ces cellules des productions d’émail et de dentine. Nous reviendrons plus loin sur ce détail qui nous paraît d’une grande importance.
A côté des points où les cellules cylindriques se sont ainsi modiliées, il en est d’autres où elles ont gardé la forme cubique, d’autres encore où elles sont aplaties, d’autres enfin où elles sont absentes. Les cellules centrales étoilées sont alors en contact direct avec le tissu conjonctif voisin qui pousse souvent au milieu d’elles des prolongements myxomateux riches en vaisseaux. Ces vaisseaux sont parfois la source d'hémorrhagies dissociant sur une plus ou moins grande étendue le tissu délicat des cellules de la pulpe.
Ces cellules étoilées présentent aussi des aspects différents suivant l’état de développement des amas. Dans les moins développés d’entre eux, elles revêtent souvent l'aspect de cellules polyédriques aplaties pressées les unes contre les autres en écailles d’oignon, disposition qui rappelle celle des globes : épidermiques.
À mesure que l’'amas cellulaire se développe, la forme étoilée est plus parfaite, les formes aplaties ne persistant