‹ Contribution à l'étude anatopathologique des épithéliomas adamantinsChapitre 12 sur 26 · MESURE · texte numérisé non relu

MESURE

de nouvelle formation. Ce tissu, comme celui que nous venons de décrire, se rapproche du cément par la présence d’ostéoblastes volumineux et de la dentine par la présence de fins canalicules ramifiés et par l'absence de vaisseaux, ce qui justifie son nom de tissu cémento-dentinaire.

Nous avons pu, d’ailleurs, l’étudier sur plusieurs coupes des dents implantées dans notre tumeur, dents très altérées et atteintes de périodontite (1).

Il paraît donc y avoir, dans notre tumeur, une tendance à la formation de tissus dentaires autour des amas épithéliaux les plus différenciés.

Si cette interprétation est exacte, il doit exister de l'émail entre les cellules adamantines et le tissu cémento-dentinaire

. qui les entoure.

Sur les préparations que nous venons d'étudier, on voit à la place que devait occuper ce tissu une bande mince, composée de fibrilles vaguement parallèles. Cette bande se retrouve avec les mêmes caractères partout où les cellules épithéliales ont pris le type des cellules de l’émail. Il est possible que ce soit là une mince couche d’émail modifiée et en partie détruite par la décalcification.

Pour déceler la présence de ce tissu, nous avons eu recours à d’autres méthodes. En raclant simplement avec un scalpel, les points de la tumeur où des coupes antérieures nous avait montré l'existence de tissu cémento-dentinaire, nous avons obtenu de petits grains très durs qui écrasés sur une lame de verre nous ont paru avoir les caractères de l'émail.

En décalcifiant incomplètement ces mêmes points et en y pratiquant des coupes après durcissement par la gomme et la congélation, nous avons obtenu des préparations plus ins-

__(4) Ce tissu paraît se rapprocher aussi beaucoup de l’ostéodentine des dents de certains poissons (Voir Tomes, Traité d'anatomie dentaire humaïne et com-

parée.— Traduct. franc. 1880, p. 81).

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