‹ Contribution à l'étude anatopathologique des épithéliomas adamantinsChapitre 13 sur 26 · TORRES · texte numérisé non relu

TORRES

tructives. En de rares points, ces coupes présentent des figures tout à fait démonstratives. Sur l’une d'elles, on voit nettement entre les cellules de l’émaik en partie dissociées et une bande de tissu cémento-dentinaire assez large, une petite masse d'émail occupant la face supérieure de cette bande. L'émail est facilement reconnaissable à ses prismes hexagonaux d'une régularité parfaite. A la face inférieure de la bande de tissu cémento-dentinaire existe une seconde masse d’émail aussi nette, mais là les cellules de l’émail sont tombées (1).

Ces formations d'émail prouvent d'une façon irréfutable qu’il existe dans notre tumeur une tendance nette à la formation de dents.

Au premier abord, ces faits paraissent pourtant très différents du processus physiologique normal de la formation des tissus dentaires. Nous sommes habitués à voir les tissus denlaires en formalion entourés de l’organe de l’émaié dans lequel ils se sont en quelque sorte invaginés. Ici, au contraire, les tissus dentaires entourent l'organe adamantin d'une coque presque complète. Il faut réfléchir, que dans ces cas pathologiques, l’activité de l’organe adamantin néoformé n’est pas ordonnée dans le but de la production d’une dent, c’est-àdire d’un organe défini. Les cellules adamantines conservent simplement leur propriété de faire apparaître autour d'elles les tissus dentaires ; ce n’est pas un point seulement de l'organe adamantin qui est en activité. c’est toute sa surface.

Nous constatons une fois de plus ici cette absence d'ordre et de régularité qui sépare habituellement d'une manière si frappante les formations pathologiques des formations physiologiques.

(1) L'étude de ces formalions d'émail serait venue plus logiquement à la suite de celle des cellules de l'émail. Pour la clarté de la description nous avons cru préférable de la reporter ici.

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