LANDE
dernière formation paraît plus fréquente que celle de l'émail.
Il nous paraît impossible de rencontrer dans un même néoplasme d’une façon plus complète et plus parfaite toutes les formes connues des cellules adamantines, Aussi la tumeur que nous venons de décrire est pour ainsi dire, un type schématique d’épithélioma adamantin. Nons n'avons rencontré aucune observation si frappante à ce point de vue dans la littérature médicale.
Cette tumeur doit donc être rangée dans la classification à côté des néoformations épithéliales à type adamantin déjà connues, c'est-à-dire des kystes multiloculaires des maxillaires, des kystes dentifères et odontoplastiques (1), des kystes uniloculaires simples (2), des kystes radiculo-dentaires (3), et non pas à côté des épithéliomas proprement dits des mâächoires. |
Il est à remarquer que notre tumeur présente le type de l’épithélium adamantin pur; nous n'y avons trouvé nulle part le vrai type de l’épithélium malpighien. Beaucoup des observations analogues, au contraire, présentent à la fois ces deux types d’épithéliums.
Mais le fait qui nous paraît le plus intéressant dans notre cas,efait sur lequel nous désirons encore insister, c’est la for- -mation de tissus dentaires adultes qu’on y rencontre.
Rien d’analogue n’a été signalé jusqu'ici dans les quelques “observations que nous analyserons tout à l'heure. Nous ne pouvons rapprocher de ces formations dentaires pathologiques que ce qu'a observé Bernays (4) dans un cas de kyste multilo-
(1) MALASSE?, loc. cit. — ALBARRAN, Kystes des mâchoires, Revue chirurgie, 1888, p. 429-716.
(2) ALBARRAN, e0d, loco. — FoRGUE, Nouveau Montpellier médical, 1893, ne 3, p. 45. — BOULARON, Des kystes uniloculaires des maæillaires. Th. Montpellier,
(8), MALASSE?, loc. cit, Ye
(4) BErnAYS, Medical Record, 1885, vol. 98, p. 1.