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L'examen microscopique montre, au milieu d’un stroma conjoncti riche en cellules fusiformes et en vaisseaux, des productions épithéliales de trois ordres :
410 Des travées plus ou moins étroites formées de cellules périphériques cubiques ou cylindriques et de cellules centrales polyédriques ou fusiformes.
2 Des amas cellulaires un peu plus volumineux, à la périphérie desquels on retrouve toujours des cellules cylindriques, mais les cellules centrales y prennent souvent une forme étoilée ; leurs prolongements s’'anastomosent et sont séparés par une substance gélatineuse.
30 Des kystes de petites dimensions qui paraissent dériver des amas cellulaires précédents par suite de la disparition de cellules centrales étoilées.
Ces kystes sont remplis d’une substance finement granuleuse et sont tapissés de cellules aplaties, quelquefois étoilées. Quelques-unes de ces cavités présentent un revêtement de cellules cylindriques.
On voit souvent partir des amas cellulaires ou de la paroi des kystes des bourgeons épithéliaux qui s’infiltrent dans le tissu conjonctif ambiant, ou dans les lacunes du tissu osseux du maxillaire atteint d’ostéite raréfiante.
La tumeur, par contre, n’a nullement envahi la muqueuse gingivale.
IL n’est pas fait mention de l'état-anatomique des ganglions.
Il s’agit donc bien, conclut l’auteur, d’une tumeur de nature épithéliale ; le type de l’épithélium est le même que celui de l'organe adamantn et le nom qui semble le mieux convenir à cette néoformation est celui d'épithélioma adamantin. Cette observation-est en tout comparable au cas publié dans le mémoire de Malassez (voir plus haut) ; on doit la rapprocher également des cas de Heath, Buchtemann, Falkson, Mickulikz, etc.
Derujunsky, après avoir longuement exposé les travaux de Malassez
sur la question, admet franchement la théorie paradentaire. Il fait remarquer, en outre, l’analogie de certaines formes épithéliales de sa tumeur avec celles qu'il a pu observer dans un kyste radiculo-dentaire.
Nous ne pouvons que souscrire à ses conclusions.