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assez dense dont les faisceaux s’entrecroisent en divers sens. Dans ce tissu se trouvent des cellules connectives plus nombreuses et peut-être un peu plus volumineuses que dans le tissu fibreux normal. Au voisinage des travées osseuses qui segmentent la tumeur, ces éléments cellulaires sont plus nombreux et l’on observe une assez grande quantité de cellules multinucléées où myéloplaxes.
Dans de rares points, la trame conjonctive revèt l’aspect d'un tissu connectif lâche, pauvre en éléments cellulaires.
Les vaisseaux peu nombreux ne présentent aucune particularité intéressante.
En dehors de la coque osseuse incomplète périphérique, on trouve du tissu conjonctif disposé à la surface de la tumeur en faisceaux parallèles et renfermant un assez grand nombre de fibres élastiques. C’est évidemment le périoste de l'os maxillaire.
Plus en dehors, il ne reste que le tissu graisseux ou musculaire des organes voisins.
Au milieu de ce tissu fibreux qui compose la masse prineipale du néoplasme, sont des amas cellulaires de forme et d'aspect différents qu'on peut pour la commodité de la description diviser en plusieurs groupes :
4° Des cordons et des amas de forme irrégulière, composés de cellules polyédriques sans caractères bien tranchés. Par place, ces cellules forment. des amas arrondis assez volumineux, rappelant par leur disposition au milieu de travées fibreuses, l’aspect du carcinome.
20 Des cordons formés d’une ou deux rangées de cellules cylindriques très régulièrement implantées sur la membrane conjonctive qui les entoure. Sur les coupes un peu épaisses, on voit que ces cordons s’anastomosent pour former des sor7 tes d’arborisations d'aspect très spécial. Leurs extrémités li-
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bres sont renflées en massue et renferment souvent des cellules centrales polyédriques ou étoilées.
3° Des amas cellulaires, quelquefois très volumineux et de composition tout à fait spéciale. Ils sont formés de dehors en dedans par une couche unique de cellules cylindriques assez hautes, puis par une couche de cellules aplaties formant deux ou trois rangées, le centre de l’amas étant occupé par des cellules étoilées anastomosées entre elles.
Cet aspect est analogue à celui de l'organe adamantin au moment où 1l vient de se développer et n’a pas encore été déprimé par le bulbe dentaire.
Certains de ces amas cellulaires présentent une phase d'évolution plus élevée, leurs cellules cylindriques périphériques prennent l'aspect des cellules de l’émail et à leur surface apparaissent des formations semblables aux tissus dentaires adultes : émail et dentine.
4° Enfin, des kystes du volume d’une noisette environ, renfermant une substance coagulée par l'alcool et-tapissés par un épithélium aplati, reposant, par place, sur des cellules cylindriques.