‹ Contribution à l'étude bactériologique des néphrites infectieusesChapitre 11 sur 45 · EXPÉRIMENTATION · texte numérisé non relu

EXPÉRIMENTATION

a). Pour certains microbes (Jequirity - Cornil; charbon-Straus et Chamberland) il y a élimination rénale sans lésion d’aucune sorte : ni altération épithéliale, ni obstructions vasculaires.

… b). L’injection intra-veineuse d’un grand nombre d'espèces parasitaires, pathogènes ou non pathogènes (levüre, aspergillus, bacille pyocyanique, pneumocoque, bacille typhique, streptocoque, staphylocoques, etc), produit une albuminurie qui semble en rapport comme intensité d’une part avec la quantité de culture injectée,

et d’autre part avec le nombre de microbes qui s’éliminent par l’urine. Cette albuminurie s’accompagne de la présence dans l’urine de cylindres hyalins et épithéliaux, de leucocytes plus ou moins abondants, quelquefois même de globules rouges (Wissokowitsch). L'injection intra-veineuse, l'infection est done suivie à brefdélai de la production d’une néphrite.

c). Dans une troisième série de faits, la néphrite : a pu être déterminée expérimentalement, non plus par l’injection intra-veineuse de cultures virulentes, mais par l'injection sous-cutanée des produits de secrétion de certains microbes. Tantôt ces produits ont été expérimentés

à l’état de pureté (diphtérie, Roux et Yersin), tantôt au contraire ils ont été introduits dans lanimal en expérience en solution dans un liquidé organique comme l'urine (choléra, Bouchard), ou mélangés à d’autres substances dans des proportions que nous ne connaissons pas (lymphe de Koch-Arloing).

NÉPHRITES INFECTIEUSES HUMAINES

D'autre part, à la suite des premières constatations de ; microbes faites par Kannenberg et Bouchard sur Purine et sur les reins, on peut classer les résultats bac- tériologiques obtenus à ce sujet sous trois chefs :

a). Dans un certain nombre de maladies infectieuses dont les microbes pathogènes sont bien définis à lPheure actuelle (Erysipèle, fièvre puerpérale, fièvre typhoïde, pneumonie), un grand nombre d’observateurs les ont retrouvés dans l’urine et dans les reins avec tous leurs caractères de forme et de culture. Dans quelques cas, les urines et les reins, dans ces maladies, contenaient d’au-

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tres espèces microbiennes, le plus souvent les microbes vulgaires de la suppuration, associés ou non aux agents pathogènes, | b) Dans d’autres maladies infectieuses dont les micro-. bes pathogènes ne sont pas connus et qui s’accompa- - gnent volontiers de néphrite comme la scarlatine en particulier, l’examen bactériologique des reins a fait constater souvent la présence de streptocoques, moins fréquemment celle de staphylocoques pyogènes. L’examen de l'urine plus rarement poursuivi a cependant été positif dans quelques cas (Gaucher).

c). Enfin, dans un dernier groupe de maladies infectieuses dont les microbes pathogènes sont indubitablement fixés, et dont la néphrite est une des manifestations les plus constantes, la recherche de ces mêmes agents dans lurine et dans les reins a été tentée sans succès. (Diphtérie. Roux et Yersin) (Choléra. Ko ch). Par contre, dans quelques cas, on à pu mettre en évidence les microbes pyogènes, agents uen des infections secondaires.

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