‹ Contribution à l'étude bactériologique des néphrites infectieusesChapitre 36 sur 45 · TT · texte numérisé non relu

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endroits de la coupe. En général il est tuméfié, fusionné ; le protoplasma et surtout le noyau se colorent mal. Pas d’état vacuolaire. Dans quelques tubes contournés, on note une desquamation de la partie centrale de l’épithelinm, ce qui élargit considérablement la lumière. Les capillaires du tissu conjonctüif sont très distendus, gorgés de sang; pas d'hémorrhagies interstitielles. Les noyaux du tissu conjonctif

sont augmentés de nombre dans toute l'étendue de la coupe.

MicroBEs. — Coupe colorée an bleu alcalin (Planche IL. Fig. E.).

On découvre uniquement des chaînettes de microcoques de dimensions très variables; les plus petites formées de 6 à 8 éléments; les plus longues atteignant le chiffre de 40 individus. Ces streptocoques siègent en plus grand nombre dans le tissu conjonctif aux points de joncuion de deux ou plusieurs tubes contournés, où ils forment parfois un véritable chevelu. On en trouve également dans l’intérieur même des tubes contournés où ils se disposent volontiers tout autour de la lumière, restant éloignés de la paroi. Les vaisseaux sanguins, peutêtre plus ceux de gros calibre, renferment des chaïîneites qui existent non seulement dans l'intérieur même des vaisseaux, mais qui s’infiltrent souvent dans la paroi entre les fibres cellules. Les microbes sont beaucoup plus rares dans les capillaires du glomérule.

Dans la substance pyramidale, les streptocoques siègent surtout dans le tissu conjonctif et dans les vaisseaux, exceptionuellement dans les tubes collecteurs.

OBsERVATION XXXI Scarlatine. — Néphrite à staphylocoques.

La nommée H... L... âgée de 25 ans, entre le 25 juillet au pavillon d'isolement de l’hôpital Saint-Antoine, lit n° 1.

Malade depuis deux jours; début brusque par mal de gorge, frisson, abattement.

95 juillet. — A son entrée, rougeur uniforme de toute la face ; rien sur le tronc ; éruption morbilliforme sur les bras. — Pas de catarrhe oculo-nasal. Angine peu intense. Température peu élevée, pouls fréquent. — Albumine 0,30 c: au tube d’Esbach.

26 juillet. — Même état, somnolence, lèvres fuligineuses, Eruption se généralise au tronc en même temps qu'elle pâlit.

27 juillet. — Desquamalion commence à se faire aux mains par de larges squames sans que l’éruplion ait disparu.

99 juillet. — Vomissements bilieux. |

30 juillet. — Nuit agitée, délire, somnolence le matin.

31 juillet. — Agitation extrême la nuit.

Av août. — Au matin, temp. 38°9. P. 136 abattement considérable. Mort à 1 heure de l'après midi.

AuropsiEe. — Pourons. très congeslionnées aux deux bases. Foie 1700 ; rate de volume moyen, présente une consistance normale. Reins. — Les deux reins sont volumineux, de consistance molle ; la

capsule se détache facilement. La surface de l’organe apparaît alors blanche et présente de fines arborisations veineuses. À la coupe, la substance corticale est blanchâtre, plus épaisse que normalement. La substance pyramidale est également peu colorée. Quelques kystes dont le plus gros a le volume d’une noisette.

HistTozocie. — Glomérulite intense. Amas considérable de cellules ‘rondes dans la lumière de la capsule de Bowman. Les cellules endothéliales de la capsule sont tuméfiées, leurs noyaux semblent plus nombreux. À certains endroits, tout autour du glomérule on constate une accumulation de globules blancs. D'une façon générale, les noyaux du tissu conjonclif sont bien plus nombreux que normalement.

Du côté des tubes contournés on note la tuméfaction trouble et la fusion des cellules épithéliales ; l'élection de la matière colorante sur le noyau est très défectueuse. Etat vacuolaire limité à certains endroits de la coupe. Pas de dégénéresce graisseuse.

MicroBes. — Sur des coupes colorées au Gram Weigert ou au bleu alcalin on découvre un nombre considérable de microcoques. A certains endroits ils sont agglomérés en masses qui prennent très fortement la matière colorante et où il est difficile de distinguer chaque élément en particulier si ce n’est à la périphérie de la colonie. En général, ils sont disséminés dans toute l'étendue de la coupe. Rarement isolés, quelquefois accouplés deux par deux, ces microcoques

très réguliers, tous à peu près de même volume se disposent en petits |

amas, én grappes. Leur siège de prédilection se trouve être le tissu conjoncuf qui sépare les tubes contournés. On en. voit aussi dans l'intérieur même des tubes contournés-:soit au milieu de la lumière, soit dans l’intérieur même des cellules épithéliales: Les vaisseaux sanguins de gros calibre ainsi que les capillaires en contiennent aussi mais en moins grand nombre que le tissu conjonctif et les tubes contournés.

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