C. 39.90 40.CO
O (diff.). 53.36 53.34
Son poids moléculaire déterminé par la méthode cryoscopique de Raoult, est 157,66 alors que le chiffre théorique pour C® H*® O" est
La prunose est donc un sucre de formule C* II*® O®.
Elle est dextrogyre ; son pouvoir rotatoire, très variable pendant les premiers instants de sa dissolution, devient constant si on chauffe la solution à 45®.
Enfin chauflée avec l’acide azotique, la prunose donne de l’acide oxalique.
L’existence de la Prunose, au moins en tant qu’espèce chimique nouvelle, est aujourd’hui très contestée, et plusieurs auteurs ne voient dans la Prunose qu’une arabipose impure possédant par cela môme des propriétés légèrement différentes de celles du sucre à l’étal de pureté.
— Al —
Recherches sur la saccharification de la gomme adragante.
Devant les résultats obtenus par la saccharification de certaines gommes, nous avons eu l’idée de tenter celle de la gomme adragante. Les premiers résultats donnés par cette étude nous ont poussé à la continuer et nous avons réussi à obtenir un sucre en G" possédant une fonction aldéhydique et s’écartant nettement par certaines propriétés des autres hexoses aldoses obtenues jusqu’ici.
Nous allons exposer les recherches que l’étude de sucre nous a
fait opérer.
Préparation. — On prend :
Gomme adragante entière choisie. 1 kilog.
Eau distillée. 19 kilog.
Acide sulfurique pur. 1 kilog.
Le tout est introduit dans un matras chauffé au bain de sable et muni d’un réfrigérant ascendant.
On porte doucement à l’ébullition en agitant fréquemment et en surveillant l’opération pour éviter que la gomme ne s’attache aux parois du matras et ne s’y carbonise.
Le mucilage épais qui se forme d’abord ne larde pas à se diviser et l’opération marche alors avec régularité.
L’ébullition est maintenue pendant 2 heures. Au bout de ce temps on éteint le feu, on laisse refroidir et on neutralise par le carbonate de chaux. On filtre et on évapore le liquide filtré au bain-marie, en consistance d’extrait.
Cet extrait est repris par l’alcool absolu bouillant. Il reste un abondant résidu composé de caramel et d’une matière possédant une faible saveur sucrée et dont nous n’avons pas déterminé la composition.
On filtre. Le soluté alcoolique est évaporé au bain-marie en consistance d’extrait. Le résidu est repris par l’eau, décoloré au noir animal et finalement évaporé dans le vide sur le chlorure de calcium ou l’acide sulfurique.
On obtient ainsi une masse pâteuse, sensiblement incolore,possédant une saveur sucrée assez prononcée.
Nous avons cherché à faire cristalliser ce produit, et dans ce but nous avons essayé les divers solvants : eau, alcool absolu, alcool
étendu, acide acétique, aldéhyde, acétone, aldéhyde formique, éther, chloroforme, benzine, etc. Insoluble dans les derniers de ces réactifs, il est abandonné par évaporation de ses solutions dans les autres à l’état de sirop épais, mais jamais à l’état cristallin.
Nous avons enfin essayé la cristallisation en faisant agir le refroidissement. Pour cela nous avons placé dans un tube une solution concentrée du produit dans l’alcool absolu, et nous avons refroidi cette solution par du chlorure de méthyle traversé par un courant d’air. Sous l’influence du froid la solution s’est prise en une masse d’aiguilles cristallines enchevêtrées ; mais ces aiguilles ont repris l’état liquide en revenant à la température ordinaire, et cela si rapidement que nous n’avons même pas eu le temps de faire l’observaiion microscopique de ces cristaux.
Propriétés. — La matière ainsi obtenue se présente sous forme d’une masse incolore, de consistance pâteuse, d’une saveur sucrée prononcée. Elle est très soluble dans l’eau, l’alcool absolu ou hydraté, l’acide acétique, les aldéhydes, les acétones, insoluble dans l’éther, le chloroforme, la benzine.
Elle réduit énergiquement la liqueur de Fehling, le nitrate d’argent ammoniacal, ramène les sels de sesquioxyde de fer à l’état de sels de protoxyde. Elle ne fermente pas par la levure de bière. Bouillie avec l’acide chlorhydrique concentré, elle donne du méthyl furfurol, reconnaissable à la coloration brune qu’il produit avec Porcine. Cette dernière réaction (donnée comme caractéristique par M. Bertrand) permet déjà de penser que nous avons entre les mains un sucre en C“.
Elle n’a pas d’action sur la lumière polarisée.
Mais si on fait agir sur une solution de la matière sucrée le Pmicillium glaucum, on voit au bout de peu de jours cette solution devenir lévogyre. Nous aurons l’occasion de revenir sur ce fait lorsque nous étudierons la composition de ce corps. Il se combine avec les terres pour donner des sels. Enfin traité par la phénylhydrazine en solution acétique et à chaud, il se combine avec elle pour former un composé cristallisé.
Sels et en particulier sel de chaux.
Nous avons combiné notre matière sucrée à la chaux et à la baryte. Ces terres se dissolvent facilement dans une solution moyennement concentrée du sucre.
On peut isoler les produits de la combinaison en traitant leur dissolution par l’alcool qui les précipite et en recueillant le précipité sur un filtre.
Nous allons étudier en détail le sel de chaux, car il nous a été d’une grande importance pour la détermination de la formule du sucre générateur.
Ayant réussi à obtenir quelques cristaux de ce sel de chaux, nous nous en sommes servi pour amorcer la cristallisation d’une solution aqueuse préalablement amenée par évaporation dans le vide en consistance sirupeuse épaisse. Nous avons ainsi obtenu une certaine quantité de cristaux du système prisme oblique à base rhombe <fig. 13).
Composition du sel de chaux. — Nous avons déterminé la composition de ce sel de chaux. Voici les résultats de cette analyse :
La chaux a été dosée à l’état de sulfate. De ce poids il est facile
de déduire le poids du calcium.
Poids de substance employée. O gr. 260
Ca ”/“. U 81
Nous avons fait ensuite la combustion dont les résultats sont tes suivants :
Poids de substance employée. 0 gr. 260
G Vo. 26 96
Si nous rapprochons ces quantités de celles du calcium et que nous déduisions le poids d’oxygène par différence, nous obtenons les valeurs suivantes que nous mettrons en parallèle avec les résultats théoriques :
Valeurs obtenues. Théorie pour G* IP® Ga* O® -j- 6 H* 0.
GaV”. 14,81 . 14^70
0 7» (diff.).. 52,59 . 52,94
Nous avons donc affaire à un sel calcaire de formule : (G^ H*® Ca* O® -p 611* 0) n fois,
A part l’exposant que nous ne connaissons pas encore, la formule de ce sel est donc comparable à celles des glucosates calciques.
Ozazone
Comme toutes les substances sucrées, celle obtenue au moyen de la gomme adragante se combine avec la phénylhydrazine pour donner un produit cristallisé.
Pour préparer cette combinaison, on prend :
Matière sucrée. 10 gr.
Chlorhydrate de phénylhydrazine. 20 —
Acétate de soude. 30 —
Eau distillée. 200 —
On chauffe au bain-marie pendant une demi-heure. Il se forme dans la liqueur une sorte d’huile brune qui augmente peu à peu et se prend par refroidissement en agglomérations de fines aiguilles jaunes. On recueille ces cristaux sur un filtre ; on les lave avec une petite quantité d’eau froide, puis on les redissout dans l’eau bouillante. La liqueur filtrée bouillante laisse déposer par refroidissement l’ozazone en fines aiguilles de couleur jaune citron. Ces cristaux sont recueillis et desséchés dans le vide sur l’acide sulfurique.
On obtient ainsi une poudre cristalline jaune citron (fig. Il), à peine soluble dans l’eau froide, davantage dans l’eau bouillante et possédant les propriétés générales des ozazones obtenues jusqu’ici.
Son point de fusion est peu élevé. Il est de I42®-145®.
Composition. — Nous avons fait la combustion de cette substance. Voici les résultats de cette combustion :
1» Dosage de l'azote. — L’azote a été dosé par la méthode volu¬
métrique de Dumas.
Poids de substance employée.... 0 gr. 200
Volume d’azote obtenu.... 24 'm® 5
Température. 4®
Pression atmosphérique... '165"'™.
D’où s’en suit la teneur °/° en poids :
AzVo. 15,17
2“ Combustion. — Poids de substance employée. Ogr. 10