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des lésions antérieures de l’appareil pulmonaire, on trouve dans les observations rapportées par Rénon, des cas considérés comme primitifs, malgré l’association fréquente de bacilles de Koch. Pour Rénon, il s’agit là d’une simple complication tuberculeuse, qu'on peut voir se greffer sur une affection pulmonaire quelconque. Mais, il est assez difficile d'établir les étapes successives suivies par l’aspergillus et le bacille de Koch.
Cependant, nous rapportons quelques observations dans lesquelles la localisation primitive de l'affection ne saurait être mise en doute.
L’aspergillose primitive nous paraît se présenter au point de vue clinique sous des aspects différents.
En examinant les observations publiées, nous constatons que les types cliniques peuvent se ramener à 2 formes:
19 La forme pseudo-tuberculeuse;
2° La forme bronchitique.
Nous noterons également que Baccarani a décrit une forme aiguë d’aspergillose pulmonaire, entrainant la mort en deux mois avec des symptômes typhoïdiques.
1° Forme pseudo-tuberculeuse. — C’est la forme observée dans la majorité des faits. Le début est marqué par une {oux sèche et souvent par une hémbptysie légère ou abondante pouvant survenir pendant un effort du malade. En même temps, il peut y avoir de la fièvre, une certaine déperdition des forces sui-
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vie de symptômes digestifs : dyspepsie, digestions pénibles, anorexie. Le ma'ade maigrit.
Plus tard, la toux s'accompagne d’une expectoration qui, spumeuse, ne tarde pas à devenir verdâtre, purulente; les ‘hémoptysies peuvent se répéter. En somme, nous notons tous les signes fonctionnels d’une tuberculose au début, avec tendance marquée aux hémorragies pulmonaires,
Les signes physiques d'induration, puis de ramollissement pulmonaire, sont identiques à ceux de la tuberculose, siégeant habitue'lement comme eux aux’ sommets : submati'é, respiralion okscure, quelquefois légèrement soufflante, d’autres fois un peu d’expiration prolongée, puis sous-crépitants.
Cependant, les troub'es de l’état général ne s’accentuent point et n’aboutissent pas à la phtisie. La régression est d’ailleurs presque toujours la règle; l’aspergillus disparaît peu à peu dans l’expectoration et la guérison définitive s'obtient le plus souvent par sclérose progressive des lésions, après une durée de plusieurs années.
20 Forme bronchitique: — Elle est caractérisée par la prédominance des signes bronchitiques : toux incessante, s’accompagnant d’une expectoration aérée, spumeuse, rendue en grande abondance. Plus tard, les crachats deviennent verdâtres, puru'ents, parfois nummulaires. Les hémoptysies sont moins fréquentes. La dyspnée qui était à peine marquée dans la forme précédente prend souvent le type asthmatiftorme. Les signes physiques indiquent un véritable
bruit de tempête avec râles ronflanis, sibilants et sous-crépitants.
Parfois, cette bronchite chronique S'accompagne de dilatation des bronches. D'autres fois, il s’agit de bronchite pseudo-membraneuse.
L’appétit affaibli au début revient souvent dans la suite et le malade est dans un état de dépérissement moins marqué que dans la forme précédente. Il peut survenir des améliorations d’une durée variable, alternant avec une cachexie passagère.
Cette bronchite aspergillaire est en général très tenace et rebelle à la thérapeutique, L'évolution en est très longue. |