OBSERVATION V
(Macaigne et P. Nicaud, Soc. Méd. des Hôp., 5 fév. 1926.)
Une ,fethme de 70 ans, journalière, entre à Phôpitäl pour dyspnée extrême et cayhose. La respiratiôn est tourte ét éxtrémeméent rapide, sahs battement dés âiles du nez, sans cohtraction très énergique des muscles respiratoires accessoires, sans soif d'air très vive. Cette dyspnéeé est peu consciente, La malade se dit simplement un peu gênée.
La cyanose ëst généralisée, mais surtout marquée au niveau dé la face et des müseles supérieurs.
Rapidémiènt sé soñt mohtréés dés hémoplysies rouge vif abondantes dont 16 retour sôulagé tn peü la malade. Un tel ensemble symptomatique attirait l'attention sur le
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cœur. Celui-ci ne paraissait pas augmenté de volume. Une légère vibration présystolique à la pointe, un bruit présystolique perçu le long du bord gauche du sternum d'interprétation difficile (galop systolique, rétrécissement mitral ?) étaient les seuls signes constatés.
Le pouls bien frappé, battait à 100. Les veines du cou peu dilatées ne présentent pas de battements.
L’éçamen du poumon révèlé l'existence dé Signes de Bronchite diffuse, sûrtout marqués én avänt 6t à la basé gauthe ; où he troüve aâuücüné lésion aux détix sornmets. Il n’y a pas de congestion des bases.
Le foie n’est ni gros, ni douloureux. Il n'y 4 pâs d’œdème des mernbres inférieurs. Les urinês Sont normales. Le reste de l'examen somatique est négatif.
L’étude des antécédents présenté un grand intérêt.
L'interrogatoire apprend que depuis l’âge de 18 ans, la malade crachait du sang. Ces hémoptysies survenaient tous les trois mois, quelquefois même, étaient plus espacées. Elles étaient abondantes, rutilantes, een To os jours, puis disparaissaient, he s’accompagnant d’aucun symplôme spécial, au point que la malade continuait à vaquer à ses occupations.
Vers l’âge de 45 ans (après une vie menstruelle régulière sans grossesse), au moment de la ménopause, les hémoptysies sont devenues plus fréquentes, se reproduisant tous les mois, tous les quinze jours, souvent précédées d’une
dyspnée intense avec cyanose de la face.
Malgré ces accidents, l’état général restait excellent ;
Pappétit était conservé, sans amaigrissement, sans perte
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de forces, sans sueurs nocturnes et la malade ne prêtait plus qu’une attention médiocre à ses crachats de sang.
‘Cependant, depuis une quinzaine de jours, la dyspnée plus vive, a progressivement augmenté. Les hémoptysies ne se sont pas reproduites depuis un mois et la malade, soulagée par elles, demandait avec instance qu’on provoquât leur retour.
Une saignée de 400 grammes n’amena aucun soulagement et sans souffrir de sa dyspnée continue avec une
cyanose invariable, la malade succombait en ‘trois jours.
Cette observation {oute récente est d'autant plus intéressante qu'elle a pu être compléiée par divers renseignements précieux qui ont été recueillis à lautopsie de cette malade.
L'absence de“lésions tuberculeuses, la présence des filaments mycéliens typiques, permettent d'affirmer la localisation primitive de Flaffection. Remarquons encore la durée énorme (52 années) de la maladie et la conservation de l’état général qui permettront bien souvent au pralicien d'orienter son diagnostic.
Les lésions anatomo-pathologiques sur lesquelles nous reviendrons expliquent bien la symptomatologie.
DIAGNOSTIG
Le diagnostic précoce de l’aspergillose pulmonaire est impossible par les seules ressources de la clinique. L'évolution de la maladie et surtout l'examen bactériologique permettront seuls, de poser un diagnostic certain.
Nous avons en effet remarqué, en relatant nos observations, la longue durée de l'affection, avec conservation d’un bon état général. La profession du malade pourra également nous mettre sur la voie du diagnostic, bien que des cas (obs. IV et obs. V) se soient rencontrés chez des gens n'ayant jamais eu l’occasion de manipuler des graines.
Il faudra enfin penser à l'existence de l’aspergillose pulmonaire, quand on se trouvera en présence d'un malade ayant des signes de tuberculose pulmomaire ou de bronchite chronique, afin de pratiquer l'examen bactériologique nécessaire pour aflirmer l’affection.
On recherchera les fragments de mycélium dans les dans les crachats par les procédés habituels : Ziehl et inoculation au cobaye.
On recherchera les fragments de mycélium dans les crachats par les colorations et les cultures que nous
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avons indiquées plus haut. On vérifiera enfin l’action pathogène du champignon ainsi trouvé.
Si toutes ces recherclies sont positives, on ne pourra mettre en doute l'existence de laspergillosè.
En suivant ce:te technique on évitera certairement de confondre l’aspergillose pulmonaire avec les-affections lui ressemblant au point de vue clinique: luberculose. bronchite chronique et mycoses diverses.