‹ Contribution À L'Étude Clinique De L'Ostéosarcome De L'HumérusChapitre 19 sur 22 · OBSERVATION VI · texte numérisé non relu

OBSERVATION VI

Poinsot. — Éludes cliniques sur l'osléosarcome des membres.

4 P.., âgé de 31 ans, étudiant en pharmacie, garçon robuste et d'une bonne constitution, a toujours joui d’une

A TE santé parfaite.

al | : { se ESS SAUE Je es \ PR A En 1874, P... a commencé à éprouver dans le membre supé- 8 | rieur droit des douleurs lancinantes se présentant sous forme | de crises, séparées par des intervalles assez longs. Il fit alors ee la remarque que ses crises coïncidaient avec un repas plus : abondant qu'à l'ordinaire et. en s’observant, il ne tarda pas à : d acquérir la conviction que l'usage du vin paraissait en êtrela cause principale sinon unique. Il se mit alors à ne plus boire que de l'eau, ce qui lui réussit pendant quelque temps. Il. suffisait toujours d’un peu de vin, même trempé, pris au repas, ét :"2A pour exciter une nouvelle crise. Vers le milieu de 1874, les | na: crises un instant calmées par ce régime sévère reparurent de ÿ D temps en temps, puis elles devinrent plus vives et plus fré- TA quentes, presque quotidiennes, et le membre perdit de sa force “4 1 et commença à s'atrophier. C'est alors que j'examinai P... Le | membre supérieur droit était un peu amaigri, la puissance are musculaire était diminuée, mais il n'existait en aucun point du | membre, ni sur le trajet des nerfs ni dans l'aisselle de lésion appréciable. P... rapportait. du reste, ses douleurs à toute l'étendue du membre.

L'état général était toujours satisfaisant. Après avoir essayé | les différents moyens usités contre les névralgies, P... fut envoyé aux bains de mer et soumis à l'iodure de potassium à haute dose : les accidents parurent s'amender quelques jours sous l'influence des bains, mais ils reprirent viie leurintensité, A ce moment, plusieurs chirurgiens et médecins distingués furent réunis pour examiner le malade, mais cette consultation demeura sans résultat.

En octobre 1874, P... consulta M. Léon Labbé, de passage à Bordeaux M. Labbé constata une augmentation de la

tête de l'humérus et conclut à une ostéite de cet o$, tout en

. res au rouge. Ce traitement Hu le ie qui s'en tint à l'immobilisation, préconisée également par M. Labbé. | = Sur ces entrefaites, la tuméfaction de l'épaule augmenta, à

quelques bosselures apparurent ete donnèrent une sensation de mollesse : la peau rougit à leur niveau et les veines de la “région devinrent très apparentes ; en même temps les dou-.

leurs prenaient une acuité de plus en plus marquée. Une nou- - velle consultation eut lieu et conclut à l'existence d’un ostéo- À ” sarcome. + RALE ÿ ñ La résection fut proposée au malade qui, las de souffrir, l'accepta avec joie. Elle fut pratiquée dans les premiers jours de décembre par M. Lannelongue. La tumeur siégeait dans la , |tète humérale, qui était en partie détruite, l'articulation était saine. L'examen microscopique fait par M. le docteur Vergely, permit de reconnaître un fibro-sarcome alvéolaire très riche en jeunes cellules.

Les suites de l’opération furent d’abord assez simples, la

cicatrisation marchait rapidement, mais bientôt les ganglions nroA cervicaux du côté correspondant se tuméfièrent et des bour- Li geons charnus de mauvaise nature se montrèrent au fond de la plaie. Quelques jours plus tard, on ne pouvait conserver de doute sur la certitude d’une récidive locale, et les tumeurs du ” cou s'ulcéraient. La généralisation du mal continua lentement; des phénomènes névralgiques apparurent du côté des memi bres inférieurs à la suite de douleurs en ceinture violentes sié-

4 geant au niveau de la poitrine, puis on observa des troubles

FU Des dnaides mourut apres deux € mois

frances, un an LR 2 l'opérationes RE ON Eons v

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