STONE
‘h OL 565! Ad:
L ostéosar come 4 [l raie, est très insidieux Be
son début. Après un traumatisme, une contusion plus
ou moins violente de l'épaule ou spontanément sans
que rien en puisse expliquer l'apparition, on voit s'installer au niveau du moignon de l'épaule une douleur d’abord sourde, puis profonde, spontanée et réveillée par les mouvements du bras, existant soit continuellément soit seulement par moments avec intervalles où le malade ne souffre pas du tout. Peu à peu ces douleurs attribuées à du rhumatisme, à une fraicheur,
comme disent lés malades, augmentent d'intensité, résistent aux topiques que l'on ue manque pas de multiplier sur la région et l'on voit apparaître au bout d'un temps plus ou moins long une tuméfaction de la région, dure d’abord et profonde. Puis avec une rapidité variable, suivant les cas, la tuméfaction augmente, elle s'accroît excentriquement, restant longtemps indépendante des parties molles qu'ellé n'intéresse qu'à
PRET es
une période relativement éloignée de son apparition. Enfin la tumeur s'étend non seulement localement où elle envahit la peau qui s’altère par compression, mais encore elle diffuse au loin, se généralisant dans les organes éloignés. La mort survient alors dans le marasme. Ce rapide aperçu de la marche générale de
la maladie nous montre que l'on peut cliniquement diviser l’évolution de l’ostéosarcome de l'humérus en
3 périodes : 4° période ou période latente, période de douleurs; 2° période ou période de tumeur ; 3° période enfin ou période de cachexie ou de généralisation. Nous étudierons d’abord avec soin chacune de ces trois périodes puis, nous verrons le diagnostic et tâcherons d'établir le pronostic et le traitement.
Je Période.
Cette première période est très importante à étudier surtout en raison de la difficulté du diagnostic.
En effet, on peut dire qu'il n'existe pas de signe qui permette de poser le diagnostic à coup sûr, puisque l'examen physique à ce moment là est presque toujours négatif. Cette période a même fait l'objet d'une thèse intéressante de Maitre qui a choisi comme sujet : « De la période latente des ostéosarcomes des membres. » Disons, du reste, que cette période latente est peutêtre moins longue pour l'ostéosarcome de l’humérus que pour celui des autres régions, car l'os étant facile
ment accessible à la palpation on parvient assez facilement à dépister la tuméfaction osseuse dès son apparition. |
Presque toutes les observations parlent de sujets jeunes ou adultes qui, à la suite d'une fatigue, d'un coup sur la région, ont ressenti une douleur qui les a forcés d'interrompre leur travail. Cette douleur disparait, puis sous l'influence d'une nouvelle fatigue revient encore. Chez plusieurs on a vu les premiers efforts musculaires, nécessités par le travail, être douloureux puis peu à peu reprendre leur liberté comme s'il s'agissait de ces troidures que l'échauffement du travail ou de la marche fait disparaitre. Aussi les malades, trompés sur la nature du mal par le peu d'intensité de ces . Symptômes qui ressemblent à du rhumatisme, négligentils tout d'abord les soins qu'ils réclameront bientôt.
En effet, l'élément douleur prend au bout de quelque temps une nouvelle intensité. Le médecin alors consulté, ne trouvant rien par l'exploration de la région malade si ce n'est une douleur quelquefois exagérée par les mouvements et la pression, se contente d'applications locales, de l'immobilité comme s'il s'agissait d'une arthralgie simple.
Chez certains malades, la douleur prend un caractère d'intensité tellement fort que l'insomnie en est la conséquence et que ces malheureux réclament l'intervertion ou la mort. Elle est quelquefois exagérée pendant la nuit.
La douleur peut être accompagnée de chaleur du côté de la partie qui va être atteinte.
eau LT Le