‹ Contribution À L'Étude Clinique De L'Ostéosarcome De L'HumérusChapitre 7 sur 22 · HO Q EE · texte numérisé non relu

HO Q EE

En recherchant la fréquence de ce symptôme comme signe de début dans les deux grandes classes d’ostéosarcomes centraux et périphériques, on est frappé de voir que, généralement, il est beaucoup plus accéntué dans les premiers et plus fréquent.

Si la douleur manque au début et qu'une tuméfaction survienne d’abord, il est de règle de la voir éclater dans la suite soit spontanément, soit sous l'influence d'une contusion sur la partie tuméfiée ou de manœuvres destinées à combattre la tuméfaction.

2° Période.

Elle commence avec l'apparition de la tumeur.

Cette tumeur a, nous l’avons déjà dit, deux sièges principaux. Au niveau de la partie moyenne et au niveau de la partie supérieure de l’humérus tout près de l'articulation.

Le plus souvent, dans ces cas, on voit une tuméfaction générale de la région articulaire qui s'accuse de jour en jour et donne assez bien l'aspect de ces formes d'arthrites chroniques de la région scapulaire. En raison de cette augmentation de volume du moignon de l'épaule on retrouve assez souvent la forme en gigot de mouton commune dans la scapulalgie.

La consistance de la tumeur, au moins au début, est dure. Plus tard, nous le verrons, cette dureté s'at-

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ténue singulièrement et, en certains cas, peuvent exister des zones absolument ramollies. La surface extérieure est rarement absolument régulière ; on perçoit des bosselures irrégulières. En bas, les limites de la tumeur sont assez nettes et l'on se rend bien compte de la continuité de cette tumeur avec l'humérus. En baut, il n'en est pas de même ; la tumeur, d’ailleurs plus large, permet quelquefois difficilement d'apprécier Îes saillies normales de la région : tubérosités humérales, acromion, apophyse coracoïde.

Insistons sur l'inégalité de surface qu'il est commun de constater. Appréciables au toucher, les lobules qui forment ces irrégularités sont durs ; quelques-uns à la longue deviennent mous, parfois réductibles et peuvent alors présenter un léger mouvement d'expansion.

Ce qu'il y a d'essentiel c'est que cette tumeur, ce sœonflement fait corps avec l’humérus, lui est absolu- : ment adhérent; ce que l’on constate en cherchant à imprimer à la masse des mouvements dans divers sens. Ce signe fondamental peut quelquefois induire en erreur. Assez souvent, la tumeur ayant rompu sa capsule d'enveloppe soit osseuse, soit fibreuse, poussera en dehors des prolongements intra-musculaires qui seront mobiles, tandis que la base du néoplasme adhérera à los.

Dans certains cas, la tumeur présente une coque osseuse très mince et l'on pourra percevoir en la palpant de la crépitation parcheminée, o1 bien de la crépitation fine osseuse dans les cas de tumeur contenant des lamelles. Ces sensations sont précieuses : dans le

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premier cas, elles indiquent que nous avons affaire à un sarcome central ; dans l’autre, elles montrent l'existence dans la substance même de la tumeur de lamelles osseuses peu résistantes. |

Dans d'autre cas, la tumeur peut donner la sensation d'une tumeur kystique soit simple, soit multiloculaire à poches plus ou moins volumineuses : presque tous les sarcomes présentent, en certains points, des kystes remplis soit de sérosite roussâtre, soit d'une masse colloïde gélatineuse, soit de sang liquide ou coagulé. Ces collections kystiques donnent, du reste, rarement la sensation de fluctuation franche mais plutôt celle de masses fongueuses comme il en existe dans les tumeurs blanches ; cette sensation est d'autant plus trompeuse que l'aspect extérieur est souvent celui d'une arthrite fongueuse.

Enfin, la main qui palpe peut parfois ressentir comme une expansion. de la masse totale analogue à celle que donnerait un véritable anévrysme. C’est ce qu'on a nommé l’anévrysme des os. La pulsation est ordinairement faible et 1l faut quelque attention pour la percevoir; mais parfois elle est tellement forte que la peau est véritablement soulevée en masse et qu'à la simple inspection on constate les battements. La compression de l'axillaire suspend les battements. Si l'on ausculte avec un stethoscope la tumeur, on peut entendre, dans ces cas, un bruit de souffle isochrone avec le pouls.

La peau est légèrement bleuâtre avec de grosses veines Saillantes, se continuant davantage du côté du

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