CHAPITRE I
ÉTUDE RADIOSCOPIQUE
On a cherché dans l’examen radioscopique la solution du problème diagnostique de l’ulcère du duodénum ; mais, la encore, on s’est buté à des difficultés considérables, car il n’existe, pour ainsi dire, aucun signe pathognomonique permettant d'affirmer l’existence d’un ulcère et encore moins de le localiser de facon exacte. Quand on trouve à l’examen radioscopique un ensemble de symptômes en sa faveur, qu’ils concordent avec ceux donnés par la clinique, on peut parler de la probabilité de l’ulcus, mais 1l sera toujours prudent de faire de sérieuses réserves, les rayons X pas plus que les données de la clinique ne peuvent fournir une certitude. Za formule radiologique de lulcère duodénal n'existe pas plus que sa formule clinique.
Cette conclusion toutefois ne ressort pas nettement de la lecture des travaux publiés ces dernières années sur la question.
Alors que certains auteurs demandent de la prudence dans l’interprétation des phénomènes observés sous l'écran, d’autres, au contraire, prétendent faire, à coup sûr, un diagnostic ferme par ce seul moyen d'investigation.
La diversité des symptômes sur lesquels se basent les radiologues est aussi des plus remarquables, d’où une grande confusion planant sur la question, qui tient là encore, nous semble-t-il, à ce fait sur lequel nous avons déjà tant insisté, que l’on considère souvent comme duodénaux des ulcères qui ne le sont pas, et surtout à ce que l'on ne distingue pas assez l’âge d’un ulcère.
IH nous semble logique de rappeler d’abord l'aspect radioscopique et le mode de fonctionnement de l’estomac et du duodénum, à l’état normal. Puis nous étudierons les différents signes donnés comme traduisant un ulcère du duodénum, nous les discuterons et retiendrons ceux qui par leur constance paraissent avoir le plus de valeur.