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pourra accompagner certaines ploses duodénales
(Weil).
2° PERFORATION. — Trois signes associés ont de l'importance, dit Lagoutte : la douleur brusque en coup de poignard, d'emblée maxima ; la contracture de la paroi, la sensibilité à la pression du quadrant supérieur droit; de plus, si dans les anamnestiques se retrouvent des troubles digestifs anciens, le diagnostic d’uleus duodénal perforé sera peut-être possible. De
a) Mais il faut bien reconnaitre qu’un w/cus. gastrique perforé, de par le passé digestif, de par le siège de la douleur, ressemblera smgulièrement à l’ulcus duodénal, d'autant plus que l’interrogatoire des malades, shockés, et en état de mal péritonéal, n’est souvent pas aisé; les sujets répondent en général mal aux questions qui pourraient éclaircir leur passé gastrique. Ne l’oublions pas enfin, la’ perforation est souvent la première manifestation d’un ulcus jusque-là latent, d’où le peu d'importance des renseignements donnés.
b) A la période du début, la perforation duodénale ressemblera aussi, à sy méprendre, à l’appendhcite perforante suraigquë. I est des appendicites haut situées qui donnent d’emblée à droite de l’ombilie le maximum de la douleur. Mais la douleur appendieu— laire n’atteint son maximum qu’au bout d’une heure et augmente progressivement (Dieulafoy). La contracture de la paroi abdominale serait aussi moins nette dans l’appendicite.
MN
c) La localisation primitive de la douleur dans l’hypocondre droit fera penser à la perforation des voies biliaires qui aura été précédée parfois de troubles fonctionnels ou généraux plus caractéristiques.
d) La pancréatite aiguë ainsi que la perforation du côlon vers son angle hépatique, ont pu être prises pour des perforations de l’ulcère duodénal.
Mais en réalité, à part les cas très rares où, pour les raisons que nous avons indiquées, le diagnostic d’ulcère duodénal est possible, quoique fait avec bien des réserves, le plus souvent l’étiologie de la périto— nite par perforation sera erronée ou ne pourra être établie. Hartmann et Pauchet, Lagoutte, Bousseau, reconnaissent que l’erreur est inévitable.
Quant au diagnostic de la péritonite, 1l sera fait avec l’occlusion intestinale aiguë, la colique hépatique, la colique de plomb, l’empoisonnement, la hernie étranglée, ete. Nous n’y insisterons pas.