‹ Contribution à l'étude clinique de la grippe – grippe à déterminations méningéesChapitre 27 sur 36 · CHAPITRE III · texte numérisé non relu

CHAPITRE III

Marche, durée, pronostic.

La marche de la maladie est très variable ; nous avons dit que l'affection a un début brusque ou pas, que les phénomènes méningés peuvent dès le commencement constituer toute la maladie, ou survenir quelques jours après dans le cours de Paffection, ou encore dans la période terminale et même dans la convalescence.

La durée est en général courte, mais s’il est facile de saisir le commencement de la maladie, il est quelquefois difficile d’en indiquer la fin, la grippe étant une maladie à évolution irrégulière. M. Gaucher (observation Il), cite un cas où les accidents n’ont duré que vingt-quatre heures ; mais le plus souvent ils se prolongent davantage et restent pendant une semaine environ dans la période aiguë.

La guérison est presque toujours le mode de terminai son habituel ; ce retour rapide à la santé fait souvent un contraste frappant avec la gravité des symptômes ménin—

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gés ; on voit, par exemple, tel malade présentant aujourd’hui les signes les plus alarmants qui quelques jours après revient promptement à la santé ; on a vu des enfants qui, après une attaque et des convulsions, ont guéri et ont demandé aussitôt à manger.

Cependant, l'affection ne se termine pas toujours d'une façon aussi heureuse ; pour Moreau, la mort peut survenir jar exagération des phénomènes nerveux, et il en cite un cas à l'appui (observation IX) quelques-uns font iutervenir la faiblesse de l’organisme et un état antérieur pathologique ; mais ce que nous devons retenir surtout, c'est que la grippe, quelle que soit sa forme, produit un grand retentissement sur l’organisme qui peut se traduire par des complications et plus souvent par une convalescence pénible et longue.

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