‹ Contribution à l'étude clinique de la grippe – grippe à déterminations méningéesChapitre 28 sur 36 · CONVALESCENCE ET COMPLICATIONS · texte numérisé non relu

CONVALESCENCE ET COMPLICATIONS

La convalescence est en général lente, longue, indépendante de la durée de la maladie ; celle-ci peut ne durer qu’un jour ou deux, mais la convalescence en demande de quatre à huit, pendant lesquels le malade reste courbaturé, abattu ; s’il veut sortir pour vaincre cette sensation de fatigue, il est d’une seusibilité extrèm: au froid ; il fris sonne par moment. M. Comby nous cite également des cas d’eufants qui n’ont gardé le lit que pendant un, deux ou Lois jours, mais qui restèrent plusieurs semaines | âles, amaigris et faibles.

Cependant, d’après certains auteurs, plus le sujet est jeune, plus il offre de résistance, la convalescence chez

EE = l'enfant est franche dans la majorité des caset la guérison tarde peu: une fois la fièvre tombée, l'enfant reprend vite ses forces. -

La convalescence se traduit surtout par de l’abattement, une faiblesse générale très grande ; cet état peut durer des mois et témoigner de l’impression profonde que laisse dans l’organisme toute atteinte de grippe, si légère soit-elle. Cette lenteur de l’organisme à reconquérir l’intégrité de ses fonctions prouve que l'affection fait éprouver des pertes considérables aux tissus; pour qu’une maladie soit suivie d’une longue convalescence, il faut qu'elle ait présenté des phénomènes incontestables de désassimilation ; cetteconvalescence est la période detemps pendant laquelle organisme refait ses pertes; ce travail d’assimilation destiné à compenser le travail de désassimilation opéré par lamaladie est d’autant plus long après la grippe, que les muqueuses, siège de toute absorption nutritive, et le système nerveux, principe de l’innervation qui préside à la régularité de toutes les fonctions ont été plus profondément altérés par la maladie.

Pour ce qui concerne les complications, nous savons que la grippe méningitique peut, comme la grippe, en général, agir comme un agent provocateur, soit en déterminant le retour d’une affection ancienne actuellement guérie, soit en occasionnant de tous points des accidents chez les gens prédisposés, soit enfin en donnant un véritable coup de fouet aux maladies chroniques.

CHAPIPRE IV

Diagnostic.

Le diagnostic de la grippe à accidents méningés n’est pas chose facile. Peut-être, lorsqu'elle se montre en pleine épidémie, peut-on avoir l'attention attirée sur elle; mais au début et à la fin de l’épidémie, nombre de cas sont méconnus ; mais même alors que l’épidémie bat son plein, il y a des cas où le diagnostic présente des difficultés presque insurmontables ; l'intensité de certains symptômes nerveux peut donner à la grippe un aspect clinique tel qu'on la prend pour une maladie plus grave, ou bien le médecin se trouve en présence d’une maladie nettement classée dans le cadre nosologique, est trop enclin à admettre les variétés rares de la grippe et porte le diagnostic de grippe méningitique alors qu’il s’agit d’une toute autre maladie. Il faut donc dire que les manifestations grippales sont si variées, qu’il y a tant de nuances entre elles que les chances d'erreurs sont grandes.

Très souvent c’est l’évolution seule de la maladie qui

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