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Nous pensons qu'il faut conclure de là que lon peut admettre pour la grippe un bacille spécifique ; qu’il existe, entre le microbe des auteurs allemands et celui de nos maitres lyonnais, une grande ressemblance pour croire qu’il s’agit là du même micro-organisme et que les contradictions légères qu’on peut relever entre eux peuvent bien provenir du polymorphisme que possède lagent pathogène de la grippe.
M. Jarron d'Alger est venu encore, dans la séance du 21 avril dernier de la Société de biologie, apporter une confirmation importante des travaux lyonnais; il dit avoir examiné les crachats de vingt-trois grippés et avoir trouvé, à côté des microbes ordinaires des voies respiratoires, un organisme parfois isolé, ordinairement groupé sous forme de diplobacille, plus rarement en chaïnette.
Les ensemencements de sang qu’il a faits au moment de l’acmé fébrile ont été positifs 13 fois sur 15.cas.
Les urines ensemencées sur gélatine et dans le bouillon, le jour de la défervescence ou les deux jours suivants, ont 15 fois sur 18 donné des colonies analogues aux précédentes ; mais les préparations renferment moins de de streptobacilles que celles provenant des cultures de sang.
Les cultures liquides inoculées à doses de 2 centimètres cubes dans les veines ont produit chez le lapin une affec tion semblable à la grippe humaine.
M. Jarron prétend que le diplobacille sécrète des produits solubles virulents pour le lapin ; il suffit de 10 centimètres cubes par kilogramme de culture dans un bouillon préalablement filtré et stérilisé pour amener la mort.
Le bouillon non ensemencé, à la proportion de 39 cen-