Meillère, le Saturnisme. Thèse de Paris
nisme chronique (1) et rappelle que Gubler a décrit ce symptôme en 186$ (2); il constate que & tout le monde connaît le liséré de Burton; personne ne parle de là pigmentation de la muqueuse buccale chéz les saturnins ». A la séancé suivante, Bertrand (3) objecte que Cras (4), médecin de la marine à Brest, «a fait connaitre ce symptôme,éompagnon ordinaire du liséré de Burton et, comme lui, produit par la transformation d'un sel soluble de plomb en sulfure de même métal dans des capillaires à circulation ralentie ». | Nous avons eu la curiosité de rechercher s’il n’était point fait mention de ces taches dans ouvrage de Grisolle ; nous le citons textuellement : « Presque tous Îcs ouvriers qui manient le plomb, surtout ceux qui vivent au milieu d’une poussière salurnine, offrent une coloration bleuâtre des gencives bornée le plus souvent à > où 3 millimètres de leur bord libre, envahissant quelquefois toute l'étendue de ces replis et gagnant même les dents et /« muqueuse des lèvres et des joues (5) » (Grisolle, Traité de Pathologie interne, LA, p. 19. Paris, 1855). Assuré-
1. Galliard, Tatouage Saturnin de la muqueuse des lèvres, (Société médicale des hôpitaux, 15 mai 1903, p. 534).
2. Gubler, Commentaires thérapeutiques du Codex. Paris, 1868, p 428.
3. Bertrand, A propos du tatouage salurnin sur la muqueuse des lèvre (Société médicale des hôpitaux, 22 mai 1903, p.513):