FORMES PARALYTIQUES
Les paralysies au cours des encéphalites coquelucheuses sont assez fréquentes. Parmi les 47 observations que nous rapportons, nous avons trouvé dans 10 d’entre elles des paralysies indiscutables. Si elles apparaissent parfois très brutalement chez un enfant jusque là en bonne santé apparente, le plus souvent cependant, elles surviennent secondairement chez un enfant qui depuis quelques jours présente d’autres signes d’encéphalite ; généralement il s’agit de convulsions, d’une forte hyperthermie, de somnolence ou de coma.
Presque toujours ces paralysies sont d’origine centrale. Dans ce cas, elles sont toujours du type spasmudique et laissent très souvent après elles des contractures définitives. Sur 79 cas de paralysies publiés en 1902, VALENTIN rapporte 40 hémiplégies.
Si ces hémiplégies associées ou non à d’autres symptômes réalisent de beaucoup le tableau le plus courant, l’encéphalite peut cependant se manifester par de multiples autres paralysies d’origine centrale. Il peut s’agir de quadriplégies, de monoplégies (Trous- SEAU, MICHEL), de paraplégies (SCHREIBER-NEURATH), d’hémiplégies alternes (LEROUX).
Les paralysies périphériques sont beaucoup plus rares. Comme les hémiplégies, elles apparaissent d’emblée ou mieux secondairement à une période de coma ou de convulsions.
DuBois rapporte le cas d’une forme pseudo-poliomyélitique, monoplégie flasque avec atrophie et réaction de dégénérescence après une période de coma ayant duré 11 jours. Récupération fonctionnelle très lente et incomplète au bout d’un an.