FORMES PSYCHIQUES
On a déjà vu que très souvent l’évolution des encéphalites coquelucheuses se fait vers une guérison grevée de lourdes séquelles psychiques.
Ce fait s'explique d’autant plus aisément que l’encéphalite frappe presque toujours un sujet jeune dont elle arrête ou fait régresser le développement psychique : idiotie, manie aiguë, psychoses diverses, sont des faits fréquents. On a signalé encore comme séquelles, de l’anxiété, du délire, des crises épileptiformes. J. CoMay cite des cas d’idiotie et choréo-athétose, d’idiotie et ataxie.
Cependant, ces troubles, si graves soient-ils, s’améliorent parfois beaucoup avec le temps.
Cas de BAGINSKY : récupération complète chez un enfant de 18 mois, resté sourd, aveugle et idiot.
AUTRES FORMES D'ENCEPHALITES COQUELUCHEUSES
A côté de ces principaux aspects que nous avons brièvement décrits, on pourrait ajouter une multitude d’autres formes. On cite des cas de chorées, de choréoathétoses, quelques cas d’ataxie aigué.
Enfin des troubles sensoriels isolés ou apparaissant comme signe principal, tels qu’amaurose, aphasie isolée,;etc
Du tableau clinique ainsi rapidement esquissé des encéphalites coquelucheuses, la note dominante est donc bien leur extrême polymorphisme.
La multiplicité des aspects neurologiques, les différences d'évolution suffisent à expliquer l’impossi-
rte
bilité dans laquelle on se trouve d’en établir une classification rigoureuse et précise.
Ce polymorphisme clinique nous paraît suffisamment démontré par les observations réunies à la fin de ce travail.