HYPOTHÈSE DE L'ACTION DES GERMES D'’INFECTION SECONDAIRE
Certains auteurs pensent qu’il faut accorder un grand rôle aux germes pyogènes des otites ou des broncho-pneumonies qui, selon les cas, agiraient par bactériémie ou par action toxémique.
Ils appuient leur hypothèse sur la fréquence et la gravité des encéphalites survenant au cours d’une coqueluche compliquée en particulier de broncho-pneumonie.
Depuis très longtemps en effet, on connaît la possibilité de convulsions au cours d’affections pulmonaires aiguës de toute nature.
M. NoBÉCOURT en particulier dans son ouvrage : Clinique médicale des enfants, consacre tout un chapitre aux réactions encéphalo-méningées dans la pneumonie et les broncho-pneumonies des enfants.
Il rapporte là, les observations de 2 enfants qui. au début de leur pneumonie, ont présenté des symptô-
Te
mes encéphalo-méningés tr.ès caractérisés et qui ont duré plusieurs jours.
Il distingue une forme éclamptique, une forme délirante et somnolente, et une forme méningitique, prorement dite. Le liquide céphalo-rachidien est le plus souvent clair, rarement trouble ou purulent.
Cependant DuBois, LEY et DAGNELIE ont trouvé après des coqueluches non compliquées, de bronchopneumonies, des lésions encéphaliques absolument identiques à celles qu’ils ont observées après des coqueluches au cours desquelles était survenue une broncho-pneumonie.
Au contraire, chez un garçon de 10 mois, décédé de broncho-pneumonie au cours d’une coqueluche, sans avoir présenté de troubles nerveux, ils n’ont trouvé aucune lésion en dehors de celles des poumons et du tube digestif.