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Étude Clinique.
Audibert, dans son livre sur le Processus Eberthien, propose une classification des septicémies pures à bacille d’Eberth, qui nous a semblé trop théorique suraiguës, aiguë, subaiguë et chroniques).
Et c’est dans le cadre des Septicémies Eberthiennes pures chroniques qu’il range lunique observation: qui lui a permis d’individualiser cliniquement cette affection. Son observation, semblable en quelques points à la nôtre, en diffère radicalement par ailleurs. Nous la donnerons un peu plus loin. Mais il nous paraît un peu illogique d'appliquer le qualificatif de chronique à une affection dont la durée ne dépasse guère quatre mois, ce terme devant être réservé, nous semble-t-il, aux troubles dont la persistance ou l’évolution occupent une grande partie de la vie.
Aussi, dans l’essai de classification clinique des affections Eberthiennes dont nous avons fait précéder cette observation, nous rangeons simplement ce cas parmi les < FORMES ANORMALES DE SEP- TICEMIE EBERTHIENNE, À TYPE DE FIEVRE PROLONGEE SANS LOCALISATIONS ».
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Symptomatologie.
Comme nous le voyons dans l’observation prise le jour même de l'entrée de la malade salle Chavannes, à l’Hôtel-Dieu, il s’agit d’une femme, habitant Lyon, jouissant d’un bon état général, âgée de 64 ans et qui ne présente dans ses antécédents rien qui puisse faire penser à une atteinte Eberthienne antérieure (ni fièvre typhoïde, ni fièvre muqueuse). Ce fait a son importance, car MM. Barjon et Lesieur, ‘et d’autres auteurs après eux, suggèrent que l’absence de syndrome intestinal dans les septicémies à bacilles d'Eberth pourrait s'expliquer par une atteinte intestinale antérieure, ayant réalisé une sorte de vaccination locale.
L’affection qui amène cette femme à l’hôpital débute le 20 août, par des frissons, de la céphalée, quelques vomissements alimentaires et bilieux.
Ces symptômes se rencontrent évidemment au début de la dothiénentérie classique, mais peuvent également être le prélude d’affections bien différentes. N’était-ce la durée anormale du malaise, on aurait facilement étiqueté « Embarras gastrique fébrile » cet état pathologique, d'autant plus que le début avait été relativement brusque et que les vomisse-