PER VERS
Jnents se reproduisirent plusieurs fois en peu de temps.
Ce n’est qu'après trois semaines de cet état, durant lesquelles la malade, alitée dès les premiers jours, se sentait surtout lasse et fébrile, que celle-ci finit pas s’inquiéter de la persistance de ce malaise général et se décide à solliciter son admission à l’hôpital.
L'examen soigneux, fait à l’entrée, le 11 septembre, ne RÉVÈLE AUCUN SYMPTÔME OBJECTIF, PAS DE SIGNES ABDOMINAUX, pas de points douloureux vésiculaire, hépatique ou appendiculaire, pas de subictère, pas d'angine. Le cœur et le pouls sont normaux, LA RATE N’EST PAS PERÇUE, tout au plus l’auscultation révèlct-elle quelques râles sous-crépitants à la base gauche, mais RIEN, EN SOMME, N'EXPLIQUE LA TEMPÉRATURE ÉLE- VÉE, seul symptôme objectivant l’état pathologique.
La malade est mise en observation, et huit jours plus tard, devant la persistance d’une fièvre élevée, irrégulière, dont aucun autre symptôme n’est venu encore révéler l’origine, on fait, par acquit de conscience, plutôt que par conviction, une prise de sang pour séro-diagnostic. Le laboratoire de la Faculté de Lyon répond : Séro négatif pour para A et B, faiblement positif pour Eberth (+ 1/50 — 1/100).
Il s’agissait donc d’une fièvre typhoïde très anormale, ou plutôt d’une Septicémie Eberthienne, ce que démontra d’ailleurs une hémoculture ultérieure décelant le bacille d’Eberth. Plus tard, un nouveau séro-diagnostic fut positif cette fois à 1/250, alors que, à cette époque, et nous insisterons plus tard sur ce point, des hémocultures successives restèrent
négativés.