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Tremblement hystérique. — On sait que les tremblements hystériques sont essentiellement polymorphes et peuvent, soit chez le même sujet, soit chez des sujets différents, revêtir les formes les plus diverses et imiter toutes les variétés de tremblements. Sans reproduire ici une classification complète des tremblements, je rappellerai seulement qu'avec M. Dutil (1), on peut, au point de vue de la durée des oscillations, les ranger sous trois chefs prin- Cipaux.

4° Tremblements vibratoires (8 à 9 oscillations et plus, par seconde).

9° Tremblements de rythme moyen (5 1/2 à 7 1/2 oscillations par seconde).

3° Tremblements lents (4 à 5 1/2 oscillations par seconde).

C'est à cette dernière catégorie qu'appartient le tremblement de la paralysie agitante. M. Dutil a montré que ces tremblements s'observent comme tous les autres chez les hystériques, et qu'ils sont aptes, surtout quand on les rencontre chez des sujets un peu avancés en âge, à simuler la paralysie agitante. Les oscillations qui les composent sont en effet relativement amples et lentes ; et comme elles se répètent pendant le repos d’une manière incessante, sans se renforcer d'une façon notable sous l’influence des mouvements volontaires, il s’ensuit que les tremblements hystériques de cette catégorie imitent à peu près exactement le tremblement symptomatique de la maladie de Parkinson. Mais ce n’est pas tout, ces trembleurs hystériques peuvent se composer un habitus extérieur, tel que : leur air figé, leurs mains et leurs doigts placés comme dans l'attitude pour écrire, leur facies immobile et comme hébété les faisant ressembler d'une manière frappante aux individus affectés de paralysie agitante.

I ne faudrait pas croire toutefois que ces cas de simulation hystérique de la maladie de Parkinson soient fréquents. M. Rendu (2) en rapporte un dans sa communication à la Société médicale des

(1) Durir, Contribution à l'étude clinique des tremblements hystériques. Th. Paris, 1891.

(2) Rexpu, Note sur le tremblement hystérique et ses variétés (Soc. méd. Hôp., 19 avril 1889).

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hôpitaux ; c’est un cas très complet qui est reproduit plus bas in extenso.

M. Ormerod (1) en 1887, avait présenté à la Société de Médecine de Londres, une jeune femme de 29 ans atteinte d'accidents hystériques non douteux, et d’un tremblement des mains survenu après une attaque, et rappelant tout à fait le tremblement de la paralysie agitante.

M. Greindenberg (2) a publié en 1888 l'observation d’un cas de « Paralysie agitante hystérique » dans laquelle il tend à admettre chez son malade la coexistence de la maladie de Parkinson et de l'hystérie.

M. Oppenheim (3), cité par Dutil, signale deux faits analogues, Pun qu'il ntitule: « Sur un cas de paralysie agitante, forme originale de la névrose traumatique » ; l’autre, à propos duquel il propose de créer le terme de « pseudo-paralysie agitante hystérique ». x

M. Ewart a communiqué en 1891, à la Société Harvéienne de Londres, l’histoire d’une femme de A2 ans, affaiblie par des névralgies dentaires et par une pleurésie diaphragmatique qui commença à présenter les signes de la paralysie agitante. En 1889, elle eut l’influenza et en 1891, elle éprouva quelques douleurs dans les articulations, bientôt suivies de faiblesse, puis de tremblement de la main droite et du pied du même côté. On avait d’abord songé à la paralysie agitante, mais sous l'influence du traitement, ces symptômes furent vite améliorés et le diagnostic porté en dernier lieu fut : hystérie causée par la faiblesse et amenant un tremblement de la main et du pied droits.

Pai cru bon de reproduire ici quelques-unes des observations qui ont trait à la simulation hystérique de la maladie de Parkinson. (1) ORmero» British Medical Journal, décembre 1887.

(2) GREINDENBERG, in Wratch, n° 40, St. Pétersbourg, 1888. (8) OrPENHEIM, Charité annalen, 1889, t. XIV, p. 415.

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