‹ Contribution à l'étude clinique des formes de la maladie de ParkinsonChapitre 15 sur 35 · HO · texte numérisé non relu

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blement. L'année suivante M. le professeur Hardy (1) en publia également un cas dans lequel le tremblement, après avoir existé, vintà disparaître presque complètement. La thèse de M. Boucher (2) qui parut en 1877 est consacrée plus particulièrement à l'étude de cette forme incomplète, dontelle contient un certain nombre d'observations où sont minutieusement consignés les caractères de la maladie, avec les attitudes et les déformations imprimées aux différentes parties du corps par la rigidité musculaire, de mème que Pexpression de la physionomie, qui reconnaît pour cause la raideur des muscles peauciers de la face. Tous les mémoires qui ont vule jour dans ces quinze dernières années font mention des formes sans tremblement ou en citent des observations ; leur nombre est donc aujourd’hui assez considérable pour qu’il soit inutile de chercher à les grouper, je citerai seulement les cas contenus dans la thèse de M. Lacoste (3), et dans celle de M. Blocq (4).

Il n'existe pas à ma connaissance de statistique qui établisse le, degré de fréquence de la maladie de Parkinson sans tremblement, par rapport aux formes complètes, mais le chiffre qui exprime ce rapport doit être assez élevé, puisqu’en peu de temps, il m'a été possible d’en réunir plusieurs cas, et d’autre part il faut bien reconnaître que beaucoup ont dû passer inaperçus faute d’une attention suffisante. Cette forme peut envahir les quatre membres, le tronc, latète, le cou, ou bien, au contraire, rester pendant un temps plus ou moins long localisée à un membre, à un côté du corps etc. Ces cas sont doublement anormaux et leur description se rattache plutôt aux formes hémiplégique, paraplégique, etc.

Ce n’est pas généralement dans la maladie de Parkinson sans tremblement qu’on a enregistré un début brusque et subit à la suite d’une frayeur, d’une émotion ; presque toujours ici la mala-

(4) Harpy, Gazette des hôpitaux, 1871. ;

(2) Boucxer, De la paralysie agitante, et en particulier de sa forme fruste. Th. Paris, 1877.

(8) Lacoste, Contribution à l'étude de la maladie de Parkinson. Th. Paris,

(4) BLocQ, Des contractures, Th. Paris, 1888.

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die s’est installée d’une façon lente, progressive, insidieuse, si bien que le sujet devenu peu à peu, insensiblement, moins agile, plus embarrassé de ses membres, ne saurait dire exactement depuis combien de temps il est atteint. Pourtant il faudrait se garder de généraliser trop vite; un de mes malades (Gamb. obs. V), qui est un exemple remarquable de maladie de Parkinson, sans tremblement, affirme très nettement que la raideur a apparu chez lui tout d’un coup, survenant immédiatement après une chute sur le coude droit. La rigidité, primitivement localisée au membre traumatisé, a envahi progressivement le membre inférieur du même côté, puis le côté opposé, le tronc, le cou ; aujourd’hui elle est complète, mais le sujet présente surtout un faciès caractéristique ; jamais il n’a tremblé.

Le premier phénomène qui attire d'ordinaire l'attention des malades, est une gène des mouvements, qui deviennent lents, pénibles, limités, souvent aussi ils accusent des crampes suivies de raideurs d’abord passagères, puis plus ou moins durables et présentant des exacerbations ; beaucoup se sont plaints antérieurement de douleurs rhumatoïdes ou névralgiques ; tôt ou tard la raideur se prononce, les mouvements deviennent de plus en plus difficiles, il y à un retard notable dans l'exécution du mouvement commandé.

Les caractères de cette rigidité sont d’ailleurs les mêmes que dans les cas où la maladie est complète. Les attitudes, l'aspect soudé, le faciès, les troubles de la marche, avec propulsion, ou rétropulsion, les sensations subjectives de chaleur, le besoin continuel de déplacement, la lenteur de la parole, se retrouvent ici aussi nettement que dans les cas où le tremblement est manifeste. Il en est de mème des’ altérations de l'écriture ; mais ce qu'on remarque surtout, c’est la petitesse des caractères plus que leur irrégularité.

Ce qui manque donc à cette maladie pour être complète, c’est le tremblement; parfois, en y regardant de très près, on peut constater l’existence de très petits mouvements limités aux doigts ou à la main, souvent à un seul doigt, le pouce en particulier ; cette

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