‹ Contribution à l'étude clinique des formes de la maladie de ParkinsonChapitre 18 sur 35 · FN) ER · texte numérisé non relu

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rentes reprises, il sent des bouffées de chaleur lui monter à la face, il est alors obligé de cesser son travailet de s'étendre à terre. Après cet accident du début, la marche de la maladie a été progressive, les membres sont devenus de plus en plus raides et maladroits, la fatigue survient très rapidement. Il y a 2 mois environ, la parole est devenue lente et pénible, il a une véritable difficulté à trouver ses mots et à les prononcer. Ses parents et lui-même ontremarqué que la mémoire diminuait, qu’il n'y avait plus la même aptitude aux travaux délicats, et que l'intelligence avait aussi baissé.

Elat actuel (juin 1892). Malade assis. — Quand Deb.… s'assied, il ne peut sans éprouver de la gène se tenir droit ou appuyé au dossier de son siège, il prend toujours une position penchée en avant, les coudes appuyés sur les genoux, tout le haut du corps et la tête un peu fléchis. La face est immobile, les yeux brillants et fixes, il ne peut les tenir fermés, les paupières étant alors agitées d’un trembiement continuel. Les rides du visage sont peu marquées, il n’y a pas d’asymétrie faciale. Il y a un peu de tremblement de la langue, dont la pointe est légèrement déviée à droite ; il lui semble, dit-il, que la bouche est tirée tantôt d'un côté, tantôt de l’autre, cependant on ne voit pas de contraction des muscles de la face. Il n’y a pas de tremblement des lèvres ni de la mâchoire. L’expression générale de la physionomie est bien celle de la maladie de Parkinson, avec un air étonné et triste, quoiqu'il soit pris de temps à autre sans raison d’un accès de rire qu’il ne peut empêcher.

Le membre supérieur gauche est un peu raide, ses mouvements sont lents, maïs ils ont gardé toute leur amplitude et paraissent avoir la même précision qu'avant la maladie, on n’éprouve pas de grande difficulté à faire exécuter les différents mouvements de flexion et d'extension. |

Les mouvements du membre supérieur droit sont beaucoup plus libres et s’exécutent plus rapidement et avec précision.

Au dynamomètre on trouve : M. D. 30. — M. G. 28,

Au début de la maladie, le membre inférieur gauche était le siège d’un gonflement et d’une douleur localisés au niveau du cou-depied ; il sent encore cette jambe plus faible et lourde, les muscles sont toujours tendus, la résistance aux mouvements provoqués est plus considérable à droite.

Les réflexes tendineux sont également forts des deux côtés et paraissent un peu exagérés.

Malade debout. — Au moment de se lever, Deb.… est obligé de prendre de l'élan et d'appuyer ses mains sur le devant du siège ; le tronc et la tête sont un peu penchés, les jambes légèrement fléchies ; il ne peut rester qu’un instant immobile dans la station debout, crai-

gnant toujours de perdre l'équilibre.

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