‹ Contribution à l'étude clinique des formes de la maladie de ParkinsonChapitre 22 sur 35 · OÙ · texte numérisé non relu

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l'extension, les mains en pronation sont appliquées sur les genoux.

Le corps est fléchi, le cou tendu, la tête portée en avant et complètement immobilisée. La physionomie exprime la stupeur, les yeux sont fixes, le regard brillant, les rides du front très accentuées. Les genoux sont rapprochés l’un de l’autre, les pieds raides, étendus et dirigés en dedans. Il est dans la marche, comme projeté en avant, et est obligé de se maintenir aux meubles qui l'entourent, pour éviter une chute. Durant la marche, ilest tout d’une pièce, comme si toutes les parties du corps étaient soudées. La force musculaire est conservée. On n'obserre aucun tremblement.

Fig, 6. — Type d'extension

À. Station. — B. Malade en marche.

Quelques mois après la publication de cette observation dans la thèse de M. Lacoste et dans celle de M. Blocq, M. le professeur Charcot, présenta de nouveau le malade à ses auditeurs dans la policlinique du 12 juin 1888, en attirant l'attention sur un certain nombre de particularités, qui avaient jusqu'alors été laissées dans l'ombre. Il insista d’abord sur l'expression toute spéciale de sa physionomie.

« Vous remarquerez ces énormes plis transversaux et profonds de la peau du front, ils sont évidemment une cause de la rigidité permanente dont est le siège, le muscle frontal. Or d'après les recherches si importantes de Duchenne de Boulogne, le muscle frontal pourrait être appelé le muscle de l’étonnement, c'est la permanence et l’inten

STRESS

Fig. 7 Bach,,, — Aspect de la physionomme,

sité d'action de ce muscle qui élève chez Bachère, les sourcils démesurément d’une façon permanente et contribue à lui maintenir les yeux grands ouverts. Tous les autres muscles du visage étant à droite et à gauche également rigides, il en résulte une immobilité de la physionomie, sans rides marquées. Il est vraisemblable que la fixité du regard, est également la conséquence d’une rigidité également prononcée de tousles muscles moteurs de l'œil. Un phénomène analogue explique la rareté de clignement, etc... Le plissement du front et l’élévation des sourcils dus à l’action exagérée du muscle frontal est un des traits les plus communs etles plus caractéristiques du faciès dans la paralysie agitante. Mais aux plis transversaux du front, s'ajoutent, chez quelques malades, des plis verticaux, plus ou moins profonds, qui siègent surtout entre les deux sourcils, à la racine du nez. Ces plis dus à la contraction du muscle orbiculaire supérieur, impriment à la physionomie une expression mi-partie d’attention et d’étonnement » et plus loin M. Charcot fait remarquer l'attitude de son malade. « Je vous ai présenté le sujet comme un type de maladie de Parkinson, en tant du moins qu’il s’agit de la forme où le tremblement fait défaut, et cependant même après cette réserve, il y a une anomalie à signaler. Voici le malade debout, vous remarquerez cette inclinaison de la tête et du tronc, signalée déjà dans la définition de Parkinson. Tout cela est normal, mais ce qui est anormal c’est que dans l’attitude debout, chez Bachère, les avant-bras sont étendus sur les bras, les jambes sur les cuisses, de manière à former des barres rigides, tandis que dans les conditions ordinaires, ces mêmes parties sont demi-fléchies.

: On pourrait dire d’après cela que dans le type normal, c’est dans les membres la flexion qui domine, tandis que dans notre cas, c’est l'extension, et C’est justement dans cette dernière circonstance que réside en partie anomalie. Cette différence s’accuse plus encore dans la marche ».

OBsERvVATION XI (Duriz, Nouvelle Iconographie de la Salpétrière, 1889).

Maladie de Parkinson à forme hémiplégique. — Attitude anormale. — Exlension excessive de la léle et du cou.

(Observation résumée). Maladie de Parkinson, à forme hémiplégique.Attitude anormale, extension excessive de la tête et du tronc.

Pauline Dro.. âgée de 50 ans, plumassière, entre à la Salpêtrière, dans le service de M. le professeur Charcot, le 18 juin 4889.

Cette femme a toujours été d’une santé irréprochable jusqu’à l’apparition des premiers troubles qui marquèrent le début de la maladie actuelle. Elle était d’un tempérament alme, mais très impressionnable, elle s’émotionnait, et pleurait souvent pour des motifs futiles.

Lis

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