‹ Contribution à l'étude clinique des formes de la maladie de ParkinsonChapitre 5 sur 35 · STADE DE COMPLET DÉVELOPPEMENT · texte numérisé non relu

STADE DE COMPLET DÉVELOPPEMENT

Lorsqu'on se trouve en présence d’un sujet atteint de paralysie agitante, on ne peut manquer d’être frappé par la singularité de son aspect extérieur absolument typique, du moins dans le cas où la maladie est arrivée à son stade de complet développement.

On a alors devant soi un sujet ayant d’ordinaire atteint ou dépassé la période moyenne de la vie et dont la physionomie, le maintien, les mouvements attirent de suite l’attention de l’observateur. .

Est-il assis, il se tient sur le bord de son siège, courbé en avant et comme recroquevillé sur lui-même, la tête fléchie sur la poitrine, les mains ramenées sur les cuisses, les jambes pliées, les pieds touchant le sol seulement par leur pointe. Tout le corps est secoué par un tremblement continuel qui imprime aux membres, au tronc, à la tête, une succession perpétuelle d’oscillations sans trève ni repos, comme si le siège sur lequel il repose, au lieu de s'appuyer sur un sol fixe, était supporté par un plan mobile et trépidant. Les pieds, au lieu de rester en place décrivent une série de mouvements de flexion et d'extension comme s'ils voulaient faire mouvoir une pédale ; les mains, ramenées l’une près de l’autre sur les cuisses, semblent occupées à exécuter activement un travail déterminé, le pouce en adduction se meut sur les autres doigts, comme si le malade était en train de rouler une boulette de papier, d’émietter du pain ou d’effiler du linge.

La tête penchée en avant paraît soudée au corps, et on dirait qu'elle ne se meut que par la transmission directe des mouvements de celui-ci. Des rides du front profondes, des sourcils re-

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