‹ Contribution à l'étude clinique des formes de la maladie de ParkinsonChapitre 7 sur 35 · DEN · texte numérisé non relu

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rapprochés l’un de l’autre par un mouvement d’adduction ; les pieds sont raides, étendus.

d) Déformations.

A la longue, les mains, en raison de la rigidité permanente de certains muscles, offrent des déformations importantes à connaitre. Le plus souvent, le pouce et l'index sont allongés et rapprochés l’un de l’autre comme pour tenir une plume à écrire, les doigts médiocrement inclinés vers la paume de la main, déviés en masse vers le bord cubital. Ils montrent en outre dans leurs diverses articulations une série de flexions et d'extensions alternatives, de manière à rappeler certaines déformations observées dans le rhumatisme chronique progressif.

Les pieds raides, étendus et dirigés en dedans, peuvent simuler un pied-bot varus équin, les orteils sont relevés et recourbés, de manière à figurer une griffe.

e) Démarche.

I faut reconnaître aussi la raideur musculaire comme cause principale des modifications si curieuses de la démarche chez les Parkinsonniens ; difficulté de quitter leur siège, hésitation dans les premiers pas, projection du tronc en avant, accélération de l'allure qui à fait dire qu’ils semblent courir après leur centre de gravité. C’est d’ailleurs une interprétation mal fondée ; cette tendance à précipiter la course ne tient pas à ce que le centre de gravité se trouve déplacé par l’inclinaison de la tête et du trone, puisqu'il en est qui tendent à reculer ou à tomber en arrière, bien que le corps soit manifestement penché en avant. Cette modification de la démarche caractérisée par la propulsion ou la rétropulsion, n'existe pas toujours ; elle n’est donc pas une conséquence fatale de la raideur. Souvent, il faut user d’un petit artifice pour mettre la rétropulsion en évidence. Quelques malades semblent entraînés d’un côté ou de l’autre ; cette latéropulsion, droite ou

gauche, est parfois très marquée.

f) Modifications de l'écriture.

Les modifications de l'écriture dépendent à la fois du tremblement et de la raideur musculaire ; mais cette dernière paraît en être le facteur principal. Les caractères sont tracés lentement, péniblement. La grandeur des lettres est souvent diminuée ; l’écriture, dans ce cas, peut paraître normale au premier abord ; mais si on l'examine à la loupe, on reconnaît que ces caractères fins sont composés de jambages irréguliers, sinueux. D'autres fois, les altérations de l'écriture sont beaucoup plus prononcées ; les lettres sont formées d’une série de petites lignes brisées, ce qui leur donne un aspect festonné ; le malade peut même être incapable de saisir le porte-plume d’une manière suffisamment assurée pour

tracer des caractères reconnaissables.

Il a suffi, pour acquérir une connaissance suffisante des signes qui précèdent, de regarder le malade et de l’observer pendant l’accomplissement de différents actes.

Si maintenant, dans le but d'acquérir de nouveaux renseignements, on vient à lui poser quelques questions, on est de suite frappé par la manière dont il répond. Il n°y a pas d'embarras réel de la parole, mais le discours est lent, saccadé ; la parole brève, avec un timbre sourd et monotone ; il semble que chaque mot coûte un effort considérable à la volonté.

Interrogé sur les débuts de son affection, le malade répondra le plus souvent qu'il est atteint depuis plusieurs années déjà ; le mal s'est développé petit à petit, progressivement, il ignore sous quelle influence ; il a d’abord ressenti quelques douleurs vagues rhumatoïdes dans les membres ; une faiblesse insolite dans l’exécution des mouvements de la vie ordinaire ; il se trouvait moins agile ; puis, les douleurs se sont accentuées ; la gène dans les mouvements est devenue plus visible, d’abord limitée à une main,

elle a gagné tout le membre. Enfin, un jour, il s’est aperçu que ses doigts présentaient quelques mouvements involontaires, sa main tremblait, mais ces mouvements cessaient complètement

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