‹ Contribution à l'étude clinique des formes de la maladie de ParkinsonChapitre 8 sur 35 · DD · texte numérisé non relu

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dès qu'il faisait un travail quelconque. Puis le pied, la jambe, le côté opposé, jusque-là libres, ont présenté les mêmes particularités ; en même temps, s’accentuaient la difficulté de la marche, la tendance à tomber en avant, la raideur du cou, etc... Ou bien la première chose qu'il ait remarquée était une légère trémulation des doigts qui ne sont devenus raides et malhabiles qu’un peu plus tard.

Parfois, la narration du malade sera tout à fait différente. Il raconte qu’un jour, il a eu une violente frayeur; qu'il a appris brusquement une mauvaise nouvelle ; ou bien encore qu'il a fait une chute, reçu un coup; presque immédiatement, sous l’influence de l'émotion, dit-il, il a été pris d’un tremblement général; cet état n'a pas duré longtemps ; mais à la suite il a continué à trembler d’une main, il affirme qu’avant son émotion, il était d’une bonne santé, pourtant, en rappelant ses souvenirs, il croit pouvoir dire que depuis un certain temps déjà, il avait un peu de pesanteur, de faiblesse dans le bras, et que la fatigue venait plus vite que par le passé. La succession des phénomènes a été dès lors la même que dans le premier cas, et au bout de6 mois, un an, deux ans peut-être, il est arrivé à l’état où on le voit aujourd’hui.

En résumé, que le début ait été subit et bruyant, ou bien, au contraire qu’il ait été tellement insidieux qu’il soit impossible d’en préciser la date, ’envahissement s’estfait d’une façon progressive dans les deux cas, le tremblement et la raideur gagnant parallèlement du terrain jusqu’à ce que la maladie soit complètement développée. |

Pendant qu’on le questionne, le malade ne reste pas en place, il se tourne et se retourne sans cesse sur son siège, se lève, fait quelques pas, se rassied ; il déclare qu'il lui est impossible de conserver plus de quelques instants la même position ; c’est, ditil, un besoin qui se fait sentir, surtout la nuit quand il est au lit, et devient alors particulièrement pénible en empêchant le sommeil qui n’est plus composé que de petits sommes coupés par de longs intervalles de veille, durant lesquels il cherche vainement une po-

sition supportable. Le séjour au lit a d’ailleurs pour lui un autre BÉCHET k

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